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"Il n'est de
victoire qui
vaille que celle
sur soi-même"

ecologie


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Jeudi 21 février 2008
Lundi je vous proposais un poème sur la photo suivante en vous invitant à votre tour à vous laisser aller....


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Photo envoyée par Rima

Voila vos propositions :

Juliette (au fil de ma vie)

Sur le petit pont rouge, je pleure maintenant
De nos souvenirs, partis maintenant
Je pars demain
Et te tiens la main
Mes pieds sont bien bancales
Mais, il est si tard
Que je n'ai pas le temps
De te concocter des vers
Joli petit pont rouge, tu ne m'en veux pas ?

 

Dom (chez dom)

Un petit pont entre ici et ... nulle part !

 

Françoise (Nature Faune Flore)

Sur le petit pont rouge,
ma promenade matinale me mène,
Dans cette magnifique nature,
Respirer l'air pur,

 

Corinne (Ocepaco)

Sur ce petit pont rouge, je contemplais
La nature, les fleurs
J'ai émerveillée par cette beauté

Je regardais les papillons passer
Quelques grenouilles nagées
Je pouvais rester des heures
A comtempler ce bonheur

 

Michelotte (le blog de Michelotte)

OUI je voulais a ma mort qu'on éparpille mes cendres dans cette eau claire et limpide de ce joli Pont rouge ou je suis venu plusieurs fois au lever du jour faire ma Méditation au milieu de ces joncs dont la brise du vent   faisait me caresser mes joues et je sentais cette brise fraiche de cette instant matinale qui m'emportait vers un pays merveilleux de Paix et de compassion et qui s'appelle l'Inde ou j'avais tant prié pour qu'on puisse emporter mes cendres ,mais j'aimais tant ce petit pont Rouge que mes cendres resterons dans ton eau si claire et je pourrais te revoir mon cher petit pont Rouge.

 

Marie-Suzanne (Crazy blog saloon)  1

Sur le petit pont rouge, je m'arrêtais tard
Je m'attardais pour observer les nénuphars
Sur le petit pont rouge, je m'arrêtais tard
et je regardais jouer les tétards !!!!!!!!!!!!

Sur le petit pont rouge, jamais je n'avais le cafard
Je me laissais envahir par l'ambiance sans fard
Sur le petit pont rouge, je venais savourer un bon far
Que me préparait souvent mon Oncle Riffar !

 

Marie-Suzanne (Crazy blog saloon) 2

Sur le petit pont rouge très souvent je viens
Je m'y accoude et ne pense à rien
oh si je pense à tout ce qui me tient
à tous ceux avec qui j'ai créé des liens
qu'ils soient proches ou très loins
Sur le petit pont rouge très souvent je viens
et je pense à kata qui prend bien soin
d'entretenir de bien précieux liens
sans pour cela faire beaucoup de foin !
Sur le petit pont rouge peut-être reviendrai-je demain !

 

Sév (Mon étoile prête moi ton oreille )

Mon cœur bouge

Sur le petit pont rouge

 

Janou (le blog de Janou)

Sur le petit pont rouge,
je ne puis traverser
sur le petit pont pont rouge
je ne puis que rêver!

Sur le petit pont bleu
je pense à Monet
sur le petit pont bleu
je vois des reflets et je panse mes plaies!

Sur le petit pont rouge
que je ne puis traverser
sur le petit pont rouge
viendras-tu me faire danser mon aimé?

 

D’Ocean (Veridian Ocean )

Isolée sur ce petit pont, je flotte en pensée, au gré du vent léger ... les tiges fragiles ondulent et les nénuphars vibrent dans la lumière... moment béni~~

 

Rima ( faunaflore)

sur un petit pont  rouge qui inspire 
au calme et à la méditation .fermer les yeux et sentir le doux parfum des plantes qui l'entoure..loin des bruits de la ville et de la pollution ,rêver d'un monde ou tout serait comme ici ,que silence..

 

Andrée (c’est beau la vie)

gloire finissante,
un pont rouge puissant
un pont d'empereur
abandonné devant l'étang
quel bonheur au milieu de ce fouillis
d'oublier les mille commandements imbéciles !

 

Koah (le blog de Koah)

Petit pont, croix de bois...
Petit pont, je pense à toi...
Petit pont, malgré moi...
Petit pont, mon émoi.

 

Marie (La face cachée de la nature)

Sur le petit pont rouge j'ai entendu le doux son du vent
goûté cette odeur parfumée par les fleurs du printemps
Ce souffle qui donne la vie et bat la mesure du monde
élève mon coeur et mon âme vers des notes vagabondes
.

 

Sylvaindu29 (les paysages des Pyrénées  )

Comme il est mignon ce petit pont.

 

Anne-Marie (just’attitude)

Sur le petit pont rouge
J'admire le paysage
Sur ce petit pont rouge
Je suis...

 

Paty (Chez Patyloup)

Je me vois bien attendre sur ce petit pont rouge s’il ne change pas de couleur d’ici jeudi.

 

Christel (Seule au monde)

Sur le pont je respire
J'écoute le chant de l'eau
Le chant des fleurs de nénuphar
Je m'imprègne de douceur
J'ouvre mon coeur à la plénitude
Je revis ...

 

 Je remercie tous les participants écrivains ainsi que tous les lecteurs qui font aussi vivre cette rubrique !!
Bon jeudi à toutes et tous.


Par Katara - Publié dans : kat-histoires
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Lundi 18 février 2008

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Photo envoyée par Rima


NEANT

 

Sur le petit pont rouge je m’arrêtais souvent

Accoudée simplement  et contemplant l’étang.

Une légère brise soulevait mes cheveux,

Frôlant les nénuphars que j’admirai des yeux.

 

Sur le petit pont rouge j’avais quelques instants

L’étrange sentiment d’avoir enfin le temps

Le poids sur mes épaules se dégageait soudain

Et plus aucun contrôle au centre de mes mains.

 

Sur le petit pont rouge j’ai rêvé bien souvent

Accoudée simplement et contemplant l’étang

N’être rien dans ce monde d’autre que cet instant

Comme la brise sur l’onde qui caressait le temps

 

Sur le petit pont rouge je t’ai conduit enfant,

Raconté bien des songes et parlé aux poissons

Sur le petit pont rouge tu m’emmènes maintenant

Eparpiller mes cendres au milieu des gougeons.

 

Voilà ce que m’a inspiré la photo de Rima

A vous à présent,

Un mot, une phrase, deux vers, une histoire…

Je présenterai vos écrits jeudi prochain


Très bon lundi à  toutes et tous

Par Katara - Publié dans : kat-histoires
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Jeudi 14 février 2008
Lundi une tempête faisait rage en pleine nuit et j'étais seule chez moi, apeurée lorsque tout à coup : badaboum !!!
Que s'est-il passé ???? Qu'est-il arrivé ????


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photo de Françoise (Nature  Faune Flore)

 

Vos réponses :

Flo de Sendai (journal de Flo et sa meute au Japon  )

Le chat a fait un mauvais rêve et est tombe du perchoir ou il se met en boule la nuit pour dormir !
Elle lui a fait un gros câlin pour le rassurer, et s'est rassurée elle-même par la même occasion.

 

Fradomi (photos et loisirs)

Hou...j'ai peur de l'orage, de la tempête ! Je me sauve en courant !!

 

Katia (le blog de Katia)

Moi aussi j'ai peur donc je me cache sous les draps et à chaque détonation je sursaute et surtout  je ne sors pas de mon lit et je réveille surtout mon mari!!!!!

 

Françoise (Nature Faune Flore)

Badaboum, plus de lumières, j'ai peur, Uméa aussi, je me blottie au fond du lit et ne bouge, que faire attendre que la lumière revienne..... D’un seul coup ma porte s'ouvre, mon mari debout depuis un moment me demande que fais tu, j'ai entendu un bruit, c'est rien me dit t'il, c'est moi qui est fait tombé la chaise..... Alors me voici rassurée, le vent dehors continue de souffler, je me tourne et finis ma nuit......

 

Lilou (les photos de Lilou)

Je vois le grand pin tomber devant mes yeux, je suis triste ....une larme coule sur ma joue, j'avais l'habitude d'aller m'y adosser pour lire ... mes journée ne seront plus pareilles maintenant.

 

Corinne (Océpaco)

A peine arrivée en haut, j'entends un énorme bruit
Je sursaute et je involontairement je me mets à hurler
Que se passe t-il ????
Cela viens de la salle à manger, j'avance doucement, n'étant pas très rassurée et là je découvre un spectacle inimaginable
Le chat qui a dû avoir peur de l'orage a monté sur la télé , renversé le vase en porcelaine, qui se trouvait à côté puis dans son moment d'hystérie monta sur la table où il fit tomber la soupière qui venait de ma grand-mère
Il était comme fou, il continuait à escalader tous ce qu’il pouvait escalader pour terminer son numéro sur le lustre accroché au plafond du salon

L'orage terminé je contemplai avec désolation le dégât dans cette maison devenue sans dessus-dessous

 

Michelotte (le blog de Michelotte)

Et OUI ! Ce qui devait arriver, arriva je ne pensai pas qu'un jour mon beau sapin que chaque matin j'admirai au lever du jour  il montait très haut dans le ciel bleu ... cette  sacrée foudre est tombée sur lui et l’a arraché a sa terre et en ouvrant ma porte malgré ma peur et les interdits je vois mon beau sapin la gisant à mes pieds. Je ne savais que faire, mes larmes ruisselaient sur mes joues et je me suis mise a lui parler comme pour le consoler j'avais peur qu'il souffre et le tranquilliser ...soudain je me réveille et j'ai compris que je n'avais fait qu'un rêve car je me suis précipitée à ma porte et en ouvrant  je m'aperçus que mon beau sapin était là majestueux devant moi.

 

Béré (Mes rottweillers des amours de chiens)

... un éclair tomba sur la cheminée !!!
Depuis un orage terrible où j'entendais le courant tourner autour de la maison... j'ai une peur bleue.

 

Anne-Marie  (just’attitude)

Moi aussi j'ai très peur de l’orage, j’en profite pour réveiller mon mari
qui n'a rien entendu, Je me love dans ses bras rassurants et je reçois de gros câlins !!! c'est très agréable .

 

Gérard (photoplap)

La journée s'annonçait tellement grise, je décidai de me remettre au lit et d'attendre des heures meilleures.

 

Juliette (au fil de ma vie)

Mon dieu, mon dieu, encore un sapin qui vient de tomber....
Vite, vite, je mets une bouteille d'eau, un paquet de gâteaux, une lampe torche, la radio dans un sac et je file dehors..
Je saute dans la voiture, malgré l'interdiction donnée à la radio de ne pas bouger....Et, je file me réfugier dans mon magasin, en pleine ville...Je m'y sens en sécurité, la grille baissée....J'écoute toute la nuit les infos à la radio....

Au petit matin, je retourne à la maison, la route était jonchée de branches, mais les services municipaux avaient commencé à déblayer...
J’entre dans la maison, plus de lumière...Je file dans les chambres...Mon mari et mes enfants dormaient tranquillement sans se soucier du vent et de l'énorme sapin qui est derrière notre maison...Je l'ai déjà  mis plusieurs fois sur mon blog...
Cela se passait pendant la grande tempête de 99, je crois...Vous savez les 2 tempêtes rapprochées qui ont fait tant de dégâts.....Jamais je n'ai eu aussi peur de ma vie...

 

Samuel (la rotas de Samuel)

Bientôt la tempête sembla s'apaiser.

J'ai écouté le tonnerre s'éloigner, le vent ne devenir plus qu'un murmure. La vieille masure avait tenu un orage de plus. Increvable dans sa fragilité. Les bougies du chandelier commençaient à baisser. Je ne remis pas l'électricité. Je sortis dur le perron avec ma grosse torche... Avant même d'allumer j'avais les tripes nouées. Je "savais", je "sentais"... J'ai balayé les alentours du faisceau de lumière. Le beau sapin que nous avions planté ensemble, mon père et moi, un matin de Noël, devant la porte, alors que j'étais encore tout petit, avait été soufflé, balayé comme un fétu et s'était écroulé sur le petit appentis que nous avions bâtis de nos mains. Par je ne sais quel miracle, il avait dévié par rapport au vent et au lieu de tomber sur la maison, il avait préféré démolir ce petit appentis. 
Je sus alors qu'un cap venait d'être franchi....

(J’ai pas eu besoin d'imaginer : encore une fois c'est tiré d'un fait réel)

 

 

Sylau85 (Accord et potes)

Badaboum !
J'ai donc regardé dehors à travers le petit cœur du volet.
J'ai vu les chaises du jardin que j'avais oublié de rentrer voler au dessus de la pelouse et s'entasser contre mon bel hortensia rose...
Et puis, j'ai aperçu la mangeoire à oiseaux que nous avions installé en début d'hiver écrasé sur la table du jardin !
Bouh ! Je croyais que le Badaboum venait de là, mais je n'en étais pas sûre...
J'ai alors pris réellement peur. Et si les tuiles de la maison commençaient elles aussi à se détacher, et si un arbre tombait vers la maison et si...
De plus en plus paniquée, j'installais mes bougies sur mon petit guéridon et je m'agenouillais. Joignant les mains, je me mis à prier Eole, le Dieu du vent... Plein de noms de vents me vinrent à l'esprit, Zéphyr, Sirocco, Tramontane, Mistral et les ponctuels noms d'ouragans... Finalement, je me dis que dans notre région on ne donnait qu'une estimation de la force du vent...
Je continuais de prier tout en réfléchissant sur les bienfaits du vent... et puis petit à petit, je m'apaisais. Le vent de panique qui s'était emparé de moi s'estompa... et dehors, les feuilles des arbres vrillaient de ci de là tout en restant accrochées solidement à leur branche.
Finalement, je pris mon appareil photo et à travers mon petit cœur je pris de merveilleux clichés... que je ne manquerai pas de partager avec mes amis bloggeurs... et surtout que j'enverrai à Katara qui sera sûrement merveilleusement inspirée pour nous concocter une nouvelle croustillante dont elle a le secret !

 

Andrée (c’est beau la vie)

Je voulais habiter près de la mer, tout près encore plus près... et là, ma demeure devenait un bateau déchiré par la tempête. C'était bien ça, un arbre s'était abattu sur mon toit et je voyais déjà les étoiles poindre... 
Qu'allais-je faire ? Mes animaux étaient à côté de moi, mon chien blanc tout apeuré, mes chats Plume et Turlure miaulant d'énervement ... ma fille éblouie par les éclairs... Je résistais à la tentation de sortir et filer en voiture ... cela aurait été inconscient car les arbres tombaient les uns après les autres.
Alors, me direz-vous, alors je me suis souvenue de la trappe sous le tapis de la cuisine ... et déjà je descendais l'escalier avec enfant et animaux. En bas, c'était un autre monde : une table de bois épaisse avec un banc, une fontaine d'eau claire s'écoulant doucement et une lampe à pétrole.... je l'allumais, là, la chaleur était présente et le bruit oublié... ici tout s'apaisait et je racontai des histoires douces à Lilipuce, Plume Turlure et Pomita. Des histoires d'avant quand nos grands parents le soir veillaient dans l'hiver. Ils se sont tous endormis, l'un après l'autre et moi aussi.... 

 

Marie (la face cachée de la nature)

La curiosité est un vilain défaut
il fallait rester couché Katara
le grand sapin tellement haut
va te mettre dans l'embarras!
Marie. Essai poétique, hihihi!

 

Laurence  (La terre les vieux et moi)

Badaboum....... Oh celui là est encore tombé juste à côté......Je me mets à compter jusqu'au prochain grognement...... je m'approche du petit cœur et je vois à nouveau un éclair......Badaboum .....je me remet à compter..... Ouf...... ça à l'air de s'éloigner...... j'attends encore un peu pour être certaine qu'il s'éloigne bien....J'éteins les bougies et vais me recoucher

 

Les cybermamies (le blog des cybermamies)

Badaboum !!!
Surprise et effrayée, je reculais d'un bond et me retrouvais assise sur mon lit, dans le noir, car ma bougie s'était éteinte.
J'essayais de la rallumer, mais en vain, car j'étais dans le noir le plus complet. Bien sûr, par un temps pareil, je ne pouvais compter sur le clair de lune pour m’éclairer.

Ne pouvant plus bouger, mon imagination a fait le reste.
J'entendais la mer et ses vagues qui roulaient les galets furieusement sur la grève et soudain je pensais que des amis marins pêcheurs ainsi que mon mari étaient partis la veille en mer. Ils devaient rentrer au port ce soir.

Je me levais et à tâtons, je regardais à nouveau à travers le volet et, stupeur ! Le phare qui indique les dangers aux marins était éteint.
La foudre avait du tomber dessus. Je savais bien qu'ils étaient expérimentés et un marin, dans ces circonstances ne s'approche jamais de la côte, car il sait les dangers qu'il courre.

Ne pouvant pas téléphoner, me sentant trop isolée et craignant qu'un arbre ne tombe sur ma maison, je pris mon courage à deux mains, enfilait un pantalon et un pull que j'avais laissés sur le fauteuil à côté du lit et, mes vers la porte de la maison. Il fallait que je sorte. Une force invisible me poussait dehors, alors que la raison me disait de ne pas bouger.

J'entr'aperçus à quelques coudées de là une faible lumière vacillante. Je me concentrais et me dirigeais vers elle.
J'arrivais vers une maison, le vent redoublait de fureur.
je frappais à la porte.
Et là, avec étonnement et surprise, je reconnus mon amie qui me fit entrer de suite en me demandant ce que je faisais là.

Perdue dans la nuit, je n'avais pas repérer mon chemin, seule la lumière m'avait conduite jusqu'ici.

Elle avait fait un feu dans la cheminée, à la lumière d'une bougie et du feu réconfortant. Elle m'offrit une boisson chaude et je lui demandais si elle avait des nouvelles des marins.
Et là, elle sourit et me dit : " Quand ils ont eu connaissance de la météo ils se sont empressés de rentrer et ils sont tous arrivés de justesse à bon port."

Soulagée, Je me laissais aller dans le fauteuil, remerciait le ciel de cette bonne nouvelle et enfin je fus rassérénée.
Mon amie et moi passâmes la nuit à attendre que les éléments se calment, dans un confort et une quiétude enfin retrouvées.

 

Koah (le blog de koah)

Badaboum… !!    Forcément dans le noir … c’était à prévoir…

« Merde… j’ai cassé la lampe.. ! » … le chat a pris peur… il a bondi sur le lit… il a réveillé mon homme…

 Qui maintenant me regarde…éberlué…  je suis debout en peignoir, hirsute… une bougie à la main…

D’un air écœuré… il me dit : « J’en ai assez… »

Et puis contre toute attente… il se met à chanter…

J'en ai assez faut bien qu'j'te l'dise
Tu m'exaspères, tu m'tyrannises
Je subis ton sale caractère
Sans oser dire que t'exagères
Oui t'exagères, tu l'sais maint'nant
Parfois je voudrais t'étrangler
Dieu que t'as changé en cinq ans
Tu l'laisses aller, tu l'laisses aller

 

Maintenant il est à poil… debout sur le lit… la couverture en guise de cape…

Je suis hilare…


Ah ! Tu es belle à regarder
Tes bas tombant sur tes chaussures
Et ton vieux peignoir mal fermé
Et tes bigoudis quelle allure
Je me demande chaque jour
Comment as-tu fait pour me plaire ?
Comment ai-je pu te faire la cour
Et t'aliéner ma vie entière ?
Comme ça tu ressembles à ta mère
Qu'a rien pour inspirer l'amour

 

Eh ouai… mon mec a un don… il sait me faire rire…

et quand je ris j’ai plus peur… !!   

 

Bellelurette (chez Bellelurette)

BADABOUM BADABOUM BADABOUM

J'ai vu surgir de la forêt les animaux du "livre de la jungle" qui dansaient... l'ours Baloo en tête :


"[Baloo] Il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux
Il faut se satisfaire du nécessaire
Un peu d'eau fraîche et de verdure
Que nous prodigue la nature
Quelques rayons de miel et de soleil.


Je dors d'ordinaire sous les frondaisons
Et toute la jungle est ma maison
Toutes les abeilles de la forêt
Butinent pour moi dans les bosquets

Et quand je retourne un gros caillou
Je sais trouver des fourmis dessous.
- Essaye c'est bon, c'est doux, oh!

Il en faut vraiment peu,
Très peu pour être heureux !
[Mowgli] - Mais oui !
[Baloo] Pour être heureux.

Aaaaaaaaah, je suis enfin rassurée.

 

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photo de Françoise (Nature  Faune Flore)

Ma fin  :

 

Cette fois le ciel me tombait sur la tête, mes aïeuls dont les portraits ornaient le mur droit devaient être morts de rire en me voyant. Des bretons purs souches ceux-là et marins de surcroit…. Moi pauvre parisienne en vacances je n’en menais pas large…

A travers le volet je voyais les éclairs aveuglants précédants les coups de tonnerre. C’était apocalyptique.

BADABOUMDABOUMCRAAAK

Je l’avais pressenti, un arbre venait d’être touché, tout prêt de la maison et je plongeai sous la table de la cuisine. Dans ces cas là, on en oublie le ridicule de toute situation.

Il y a l’instinct de survie, c’est tout.

Le carrelage était glacial. Je n’aurai su dire si la toiture avait ou non été touchée. Histoire d’en rajouter un peu, Hetty, ma chienne terrorisée s’était mise à hurler à la mort.

A cet instant précis je compris vraiment ce que représentait le mot solitude. A deux, on se serait remonté le moral, serré les coudes. On aurait ri même coincés sous la table de chêne, on se serait mis en boîte.

Mais là, toute seule, je n’avais que ma robe de chambre à laquelle m’accrocher et mes yeux pour pleurer car je sanglotais de peur.  La nuit fut longue.

Le matin me surprit couchée en chien de fusil, Hetty blottie contre moi à même le sol de la cuisine. Je grelottai mais la tempête était passée. J’ouvris la porte de l’extérieur avec appréhension. Une ou deux tuiles étaient tombées du toit et là-bas, à quelques mètres j’aperçus son cadavre au milieu de la petite plage privée. Un gros sapin déraciné par le vent.

Je fis le tour de la maison et je découvris le suivant, coupée en deux par la foudre.

Je me promis solennellement de ne plus jamais passer une seule nuit seule dans cette maison les veilles de tempête !!!!!


Bon jeudi à toutes et tous et bonne Saint Valentin à tous les amoureux de la terre et de l'univers. 

Par Katara - Publié dans : kat-histoires
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Lundi 11 février 2008

Nouvelle

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La tempête (inspirée par une photo de Françoise)

 

Cela avait commencé au début de  la nuit. La météo nous avait prévenu mais j’avais pris cela un peu à la rigolade. A présent que  le vent gémissait dans les arbres, j’entendais au loin la mer se déchaîner contre la côte et je pensais à ces pauvres marins coincés quelque part au milieu de cette furie en colère.

Tout d’abord j’avais aimé le bruit de cette nature animée par des mouvements incontrôlés. Puis, au fur et à mesure que montait la tempête, une inquiétude sourde avait commencé à poindre en moi.

J’étais stupide. J’étais à l’abri, ma demeure en avait vu d’autres et je n’avais qu’à attendre tranquillement au fond de mon lit la fin de l’accalmie.

L’éclair qui avait déchiré la nuit d’un seul coup m’avait fait bondir de ce doux confort car le coup de tonnerre puissant qui avait suivi m’avait réellement impressionné.

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photo de Françoise (Nature  Faune Flore)

« Cela n’était pas tombé loin » comme on dit. Cette fois je commençais presqu’à prendre peur en songeant aux grands sapins qui entouraient la propriété… déjà le vent qui forçait sur leurs racines, si en plus la foudre se mêlait au jeu !!!

Je n’osais pas allumer la lumière.

C’était ridicule mais l’idée même de toucher à l’électricité à ce moment précis me parut incongru.

J’allumai quelques bougies, enfilai un peignoir et m’approchait en tremblant d’une fenêtre dont le volet avait petite ouverture en forme de cœur.

J’espérais apercevoir quelque chose à travers.

Je repensais aux consignes de sécurité en cas d’orage… pas de téléphone, ne pas ouvrir les fenêtres... ne pas allumer les postes de télévision…

BADABOUM… !!!

 

Que se passe-t’il ?

Que va-t’elle faire ???

Vos réponses et Ma fin jeudi

En attendant très bon Lundi à toutes et tous...

Par Katara - Publié dans : kat-histoires
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Jeudi 31 janvier 2008
Lundi elle s'était perdue dans la campagne alors qu'elle se rendait à Lyon à une réunion importante.
Qu'allait-il lui arriver ????

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photo Fradomi (blog photos et loisirs)

Vos réponses :

Patur (Si ça vous dit)

Quand une femme est perdue sur la route, il faut qu'elle prenne le sens contraire de ce qu'elle pense. Désolé pour la gente féminine!

 

Dany (Dany la Chine et ses passions)

la route finie devant l'entrée d'un cimetière

 

Françoise (Nature, faune, flore)

Quand tu es perdu, tu tournes en rond, heureusement j'ai un GPS, dommage que le tien était en panne, il faut se laisser guider à l'instinct..... Tous les chemins mènent à Rome dit t'on,

 

Z’ours (z’ours)

Normal qu'elle était seule sur cette terre ..... Elle était arrivée devant la barrière d'un monde

 

Fradomi (photo et loisirs)

Hi hi...!! Et voilà qu'en arrivant je trouve le portail fermé !!

 

Cocole (chez Cocole)

Oui, tout droit, c'est ainsi que je fais dés que je ne sais plus.
Mais ici, tout est si grand, vaste, perdu, pas une habitation, pas un promeneur, ah je rage!
Allez je vais voir au croisement suivant...
en y arrivant, je vois le panneau de déviation.....à terre! Oh non! Il était mal fixé, le vent à dû le faire tomber! Ou une personne mal intentionnée! Mais ya personne ici!! Et pourquoi n'y a t'il pas d'autres voitures, devant ou derrière?, je ne dois pas être la seule à avoir pris cette déviation tout de même!!
Hum, je suis dans un mauvais film d'épouvante??
Je vais voir surgir un fantôme?
Une auberge rouge?
Un vampire??
Dans mes réflexions, je vis soudain un nouveau croisement avec une direction autoroute et un panneau de déviation qui me dit de la reprendre! Ouf!!!!! Je me suis fait un film là!! C’est décidé, demain j'appelle les services routiers et leur dit de mettre plus de panneaux!!!! allez roule ma fille, l'horreur n'est pas pour aujourd'hui!!!

 

D’Ocean (VeriDian Ocean )

Plusieurs croisements en rase campagne.....elle arrive en vue d'une ferme...demande sa route à un agriculteur qui labourait son champ...mais doit traverser quelques mètres...la terre se colle à ses jolies bottes ...elle peste...il la voit comme "la femme à sauver"...lui propose de l'aider...un chiffon pour nettoyer...mais la boue résiste...il l'invite ...l'heure tourne...téléphoner...vite...

 

Rima (faunaflore)

 

Citation

Trouver son chemin est

Une affaire personnelle,

Une affaire de lectures,

De rencontres,

De famille quelquefois,

D’amitié le plus souvent

-(Laurent Lemire)

 

Anne-marie (Just’attitude)

Perdue oh non, je laisse mon intuition me guider .Je pars tout droit ; ensuite je tourne à gauche je me laisse guider par cette force invisible quand tout à coup une pancarte Lyon 2 km, je suis très contente et décide de me laisser totalement guider.
Après avoir parcouru quelques kms, je me trouve devant un immeuble, mais ce n'est devant l'industriel en question.
Une femme est là, et me sourit, elle s'approche de moi et me dit :
" quel plaisir de te rencontrer tu es Katara et je suis Anne Marie."

 

Paty (Patyloup)

PERDUE ...?  ATTENDRE LE PREMIER PASSANT POUR LUI DEMANDER SON CHEMIN .....

 

Bellelurette (chez Bellelurette)

Et à force de tourner en rond, je me suis retrouvée sur une route qui me menait vers le Sud, vers la mer. Alors soudain, je me suis rendue compte que je n'avais jamais vu la mer, que j'étais toujours empêtrée dans ma vie professionnelle, étriquée dans des problèmes de décisions, de contrats, mais tout cela au détriment de ma propre vie. J'étais si en retard que de toute façon, mon rendez-vous était fichu.
Arrivée aux Sainte-Marie de la Mer, je me suis achetée un beau maillot de bain, une grande serviette et zou... à l'eau.

 

Sév (Mon étoile prête-moi ton oreille )

Au bout d’une heure de petits patelins parcourus, elle se laisse porter par le voyage du hasard.

Les routes défilent, la tête est bien loin de ces rendez-vous, quand un auto-stoppeur l’arrêta

« Direction Lyon, SVP ». Il le guida jusqu’à la ville. Le chemin continuait dans la bonne direction cette fois-ci, avec en retour une nouvelle rencontre.

 

Céline (ressource en morale)

Heu  je ne sais pas moi...  rien de grave... au pire une bonne "eng......" de la part du patron

 

Andrée (c’est beau la vie)

Il était près de midi, j'avais faim ... et bon je l'avoue, j'étais perdue. C'est alors que je vis cette porte, cette porte qui semblait mener sur rien du tout. Je m'arrêtais, juste derrière une haie, je m'abaissais pour faire pipi... et oui, et en plus bien bas pour ne pas me faire repérer... et en me levant, quelle surprise ? 
De terre, oui de terre pas du ciel, je vois sortir des êtres un peu bizarres, mi-racines, mi-hommes avec des visages gris aux traits burinés... ils sont petits à peine 1 m, des hommes et des femmes ; tous deux ont des cheveux longs, un rien vert foncé comme la mousse ;  ils chantent des airs graves et profonds. Je me sens appelée à chanter avec eux :"clim, clem, clom" du bas de la gamme jusqu'en haut... et j'oublie qu'ils m'entendent bien.
De loin, ils me saluent et me laissent un panier de pommes ... y en a même un tout petit qui dépose un caillou tout rond..!! . je me rapproche mais déjà ils se sont fondus dans le paysage. 
Viendraient-ils sauver notre terre malade ? J’aimerais bien. 
Rêverie ou réalité, les pommes sont excellentes, la pierre grise aux étoiles blanches toujours dans ma poche  et je m'en retourne à Paris.
Cet été, pas de vacances dans un multi club, nous louerons une vieille bâtisse en Lozère. Je sens que je vais les revoir mes amis de la Terre.

 

Jeannot (la caverne du curieux)

Puisque c'est une femme d'affaires bien sous tous rapports, elle va être embauchée par la Société Générale au poste de Trader pour faire des spéculations boursières !!!

 

Samuel (la rotas de Samuel)

Elle va rencontrer la fée clochette qui l'invitera dans une communauté d'éleveurs de chèvres écolos et qui lui passerons le goût du fric avec des bisous... Heu bon si j'arrêtais de déconner moi ? 

 

Juliette (au fil de ma vie)

Perdue, perdue, je suis perdue...Et mon téléphone qui ne marche pas...Tiens ! Qu’est-ce que ce portail fait seul dans la nature...

Je descendis de la voiture,  m'approchai de la barrière, plantée là au milieu de nulle part.... Même qu'elle était fermée à clé...
Je me pris à rêver...S'il y a une barrière, y'a sûrement une maison...Je m'engageai sur le chemin de terre, marchai, marchai longtemps...et, subitement devant moi surgit un château en ruine.....

Allez, ayons pitié d'elle.

Je débouchai sur une esplanade, grouillant comme une ruche....Je vis une trentaine de jeunes, défrichant, rabotant, truellant, ramant....
- Bonjour, jeune homme, pourriez-vous m'indiquer mon chemin, je suis perdue ?
- No comprendo, moi, espagnol
Je m'adressai à un autre
- Nein, moi, Deustch
Et vous ?
- Moi, italien
Et vous ?
- Moi, russian
Et vous ?
Moi, English...What do you want ?
Allez, cherchons dans mes souvenirs scolaires
- I am lost, verboten my street, heu ! forgotten ???
Et ben, je ne suis pas sortie de l'auberge......

Koah (koah)

Je conduisais en pestant. .. après tout et tout le monde… après le manque de panneaux, après cette campagne pommée... après les vaches et leur nonchalance… alors que je risquais de rater le contrat du siècle… !

J’étais totalement perdue dans une brume de  pensées extrêmement  négatives, quand au détour d’un chemin mon regard se posa sur deux gamins assis sur une barrière, l’air totalement captivé par quelque chose. .. Et  mon esprit fit un bon dans le passé…  ce petit garçon et cette petite fille c’était moi et mon petit frère…

Oui, c’était à la sortie de l’école… on courait comme des fous jusqu’à la maison... . On jetait nos cartables dans l’entrée… juste le temps de d’embrasser maman, d’attraper le gouter qu’elle nous avait préparé… et hop !...  en avant pour l’aventure… !

.. à nous les champs… les rivières … les barrières à escalader… que du bonheur… !

La voiture est arrêté maintenant… j’ai deux grosses larmes sur les joues… « Tu me manques… tu me manques… t’es parti trop tôt… il y avait tellement de choses qu’on devait faire ensemble…

Depuis ce jour où t’es parti ... je n’ai plus regardé une vache… un champ … une barrière… cette petite fille rieuse qui aimait courir dans la campagne… tu l’as emportée avec toi… et elle aussi, elle me manque…

… je me suis noyée dans le boulot … pour ne pas me noyer dans le chagrin…

 Ok... je sais ... il n’y a pas de hasard... je sais pourquoi je suis sur ce chemin, que mon GPS est en panne… je me suis fuie trop longtemps… j’ai cru qu’en m’oubliant... je t’oublierai... j’effacerai la douleur...

je te parle... je souris... je sais que t’es là… je pourrais presque t’entendre rire... trop  content du tour que tu m’as joué...j’ai 3 heures de retard… un coup d’œil dans le retro : je ressemble à rien… le mascara a dégouliné… le nez rouge…

… je souris… je sais maintenant que c’est pas grave… merci p’tit frère, j’ai compris la leçon…

Rien n’est grave sauf la mort…

 

Marie-Suzanne (crazy blog saloon)

Et bien non, je n'étais pas seule....au détour du virage.........je dus m'arrêter pour laisser traverser un troupeau de mouton. Alors là, je compris que mon rendez-vous était définitivement raté...... Je décidais de compter les moutons et ce qui devait arriver arriva................je m'endormis tant j'étais fatiguée ! Tout à coup j'entendis taper sur ma voiture........le berger me réveilla............Qu'il était beau.  ! Son visage respirait la joie de vivre et me fit oublier le stress de la vie en ville. Il m'invita à le rejoindre dans sa cabane pour prendre une infusion........j'acceptai. Le lendemain, en arrivant au bureau, mon patron me demanda évidemment ce qu'il m'était arrivé. Je lui ai parlé de l'accident puis de l'itinéraire bis.........et devinez ce qu'il me répondit.je vous le donne en mille ! Et bien, à ma grande surprise, il me rassura car le rendez-vous avait été annulé au dernier moment et il n'avait pas réussi à me joindre !!!!!!!!!!!!! Belle histoire, non ?

 

Laurence (la terre, les vieux et moi)

J'avais pourtant été tout droit..... 
Evidemment  je suis tombée en panne. Alors j'ai choisi de faire du stop. Et c'est justement le "gros industriel" qui m'a pris en stop..... Un vrai cadeau du ciel.....

 

Urban (Urbanlife)

Je continuais ma route quand tout d'un coup je fus arrêté par une petite ferme, la seule habitation à des kilomètres à la ronde, j'allais pouvoir demander gentiment à ses occupants si je pouvais passer un coup de téléphone pour m'excuser du retard que j'avais pris.
A l'entrée, je vis une pancarte à vendre et la cour était superbe, chaque fenêtre était fleurie, les toitures étaient en chaume, il ni avait aucune faute de goût, tout d'un coup une pensée me vint à l'esprit, une de ces pensées que vous n'avez pas eu depuis des mois, tant le travail occupait mon esprit.
Cette ferme, c'était celle dont j'avais toujours rêvé, depuis mon enfance, l'idée d'avoir un tel endroit pour accueillir des animaux m'obsédait.
C'était décidé, j'allais abandonner cette vie de working-girl et le stress de la vie citadine pour habiter à la campagne et monter mon propre élevage.....

 

Lucie (Le blog des cybermamies)

Je continuais mon chemin, bon an mal an, car je n'avais pas d'autre solution. Il fallait que j'arrive au moins jusqu'à un village;
Sur cette route, il n'y avait pas de voiture. Mais n'y a-t-il personne dans ce désert ?
Après une heure de route, je regardais ma jauge d'essence et constatait qu'elle était presque vide. Je commençais à m'inquiéter sérieusement.

Quand, tout à coup, je vis arriver, dans le lointain, un gros engin fumant, crachant. Mais qu'est-ce que c'était ?
L'engin approchait vite. Je stoppais ma voiture.
L'engin s'arrêta à côté de moi. Tremblante, j'attendais....
Une minute, puis deux, puis trois, je n'osais bouger.
Tout à coup surgit de l'engin un homme qui me parut gigantesque, un grand sourire aux lèvres.
Il frappa à la vitre de ma voiture. Un peu effrayée, j'entrouvris à peine la vitre et d'une voix tonitruante me demanda ce que je faisais là, en pleine campagne.
J'expliquais mon histoire.
Il se mit à rire à gorge déployée. Je ne comprenais pas.

"Mais, ma petite dame, me dit-il, vous êtes à deux pas de l'autoroute et vous le longez sans le savoir depuis longtemps"

"Mais, venez avec moi, je vais vous montrer le chemin. Mais avant, comme vous m'avez l'air un peu perdue, je vous emmène visiter ma ferme.
Suivez-moi."

Je n'osais pas refuser, d'autant plus que si je voulais qu'il me montre le chemin, j'étais contrainte de le suivre.
Une très belle bâtisse s'offrit à mon regard.
En pénétrant dans la cour, je vis une très jolie jeune femme accourir vers nous, l'air avenant.
Je descendis de voiture et elle m'invita à entrer dans sa demeure.
Tout était si champêtre, si propre, si agréable avec des fleurs partout, des rayons bordés de dentelle, des confitures sur les étagères, une bonne odeur de tarte aux pommes.

"Asseyez-vous me dit le mari, vous allez prendre quelque chose avec nous"
Je leur dis que j'étais très pressée pour mon travail.
Un nouveau rire s'échappa de sa poitrine et il me dit :
"Ici, on prend son temps, on ne vit qu'une fois et ne vous inquiétez pas, vous serez à l'heure à votre rendez-vous"
Je le regardais très étonnée, mais il ne dit plus rien.

Je pris le temps de savourer cette délicieuse tarte maison avec un bon café.
Puis, il était temps de partir.
Alors, je lu demandais de m'indiquer le chemin.
Et là, autre rire et il pointa son doigt en direction d'un chemin de terre.
Je ne comprenais pas, Où voulait-il m'envoyer. Il se moquait de moi.

Il me dit : "Vous prenez ce chemin. Au bout d'un km, vous arrivez sur une nationale et à 3 kms vous êtes arrivée dans la ville que vous cherchez."
En fait, m'expliqua-t-il, vous avez pris un chemin de traverse pour arriver jusqu'ici et vous n'étiez pas si éloignée de votre rendez-vous.
Folle de joie, j'embrassais son épouse, le remerciais beaucoup.

Son épouse rentra dans la maison et revint avec un panier dans lequel elle avait mis sur un joli torchon brodé : 2 pots de confiture et une autre tarte aux pommes.
Je ne savais comment les remercier.
Je partis en leur faisant signe et j'arrivais, comme prévu à mon rendez-vous.
Et là, je me rendis compte que je n'avais pas demandé leur nom à mes hôtes de passage, ni l'adresse de l'endroit où ils habitaient.
Avais-je rêvé ?

Pourtant, non, car le panier était bien là à côté de moi.
Par la suite, j'ai cherché longtemps à retrouver le chemin de cette si jolie ferme, sans jamais le retrouver, à mon plus grand regret.



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photo Fradomi (blog photos et loisirs)


Ma fin:

J’avais fini  par ralentir. De toute manière, l’heure du rendez-vous était inaccessible, à quoi bon foncer maintenant ??? Et je commençais même à savourer la promenade une fois l’irritation calmée. Il faut dire que le paysage valait la peine.

Cette campagne était très relaxante et curieusement j’avais comme le sentiment qu’elle ne m’était pas totalement étrangère.

Je passai devant le portail et soudain l’étrangeté et l’absurdité de l’ensemble me fit piler.

Je reculai.
Des champs, il n’y avait que des pâturages qui bordaient la route mais devant l’un d’eux, comme en attente de ma venue : un portail tout rouillé, encadrée de deux montants de pierres. Pas trace d’une habitation même ancienne.

Rien.

Rien que ce portail qui semblait m’appeler.

Je m’arrêtai devant. Cela paraissait stupide de ne pas le contourner. Pourtant, je ne pus résister à l’appel de la poignée. J’ouvris la grille et je pénétrai non sans mal sur le terrain en butant sur les mottes de terre.

A peine mes pieds eurent foulés ces quelques mètres carrés de pâturage que je sus d’une manière irréversible que je venais de prendre possession de mon futur logement. Ma maison je la construirai ici et pas ailleurs. Sur ce terrain légèrement en pente à l’écart de toute civilisation.  Ici je viendrais chercher la quiétude que je ne trouvais nulle part ailleurs.

 

Les années ont passés. J’ai fait bâtir ma propriété, tout y est flambant neuf sauf la grille d’entrée à laquelle ne n’ai jamais pu toucher.


Un très bon jeudi à toutes et à tous qui passez sur ce blog
Par Katara - Publié dans : kat-histoires
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