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"Il n'est de
victoire qui
vaille que celle
sur soi-même"

ecologie


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kat-histoires

Lundi 3 septembre 2007

Entrée interdite
(photos gum blog 1-2-3 soleil)

 

Vous est-il déjà arrivé de braver l’interdit ???

 

De lutter désespérément sans y arriver contre quelque chose que vous savez ne pas devoir faire ????

 

J’ai essayé…

Je le jure…

De toutes mes forces…

 

Mais, allez savoir… une force contraire sans doute m’a entraînée, là, devant cette grille, pour la énième fois.

  portail-encadr--GUM.gif

Seulement  aujourd’hui, voilà : je suis entrée.

Vous allez me dire : je n'étais pas chez moi…

C’est vrai.

Mais je vous répondrai : c’était ouvert…

 

La discussion est close… une porte ouverte c’est un appel tout de même, reconnaissez le...

Curieuse ? Moi ?

 

Oui, peut-être, et surtout… romantique acharnée... derrière cette grille devant laquelle je passais tous les jours, j’imaginais une superbe propriété… un vieux château abandonné… une autre porte ouverte qui sait… une salle à manger avec des candélabres et une cheminée….

 

Je suis entrée.

Je me suis enfoncée dans les fourrés. Le chemin était couvert de ronces et il fallait balayer les toiles d’araignées de la main…

J’ai horreur de ça...

Au bout du compte, au milieu de cette jungle, une espèce de cabane en bois toute pourrie…

 

Ne riez-pas… tout le monde peut se tromper…

Les carreaux étaient dégoutants, j’en ai essuyé un pour regarder…

Oui, je vous l’ai dit, je suis curieuse, c’est comme ça, on ne se refait pas…

 

J’ai approché mes yeux  et c’est alors que je l’ai vu…

Grand dieu !

Quelle horreur !

J’ai poussé un cri…

Je suis partie en courant…

Je hurlais tout le long du chemin...

Je battais des bras pour me décrocher des ronces…

Vu quoi ?

Je n’en sais rien, et d’ailleurs, je ne veux pas le savoir…

Quelque chose qui s’était approché de son côté de la fenêtre…

Quelque chose d’aussi curieux que moi..

Quelque chose qui comme moi s’était appuyé contre le carreau…

Quelque chose qui ressemblait à :

 

  Photo-466bis.jpg

 

Je ne saurai jamais ce que c'était mais peu importe car aujourd’hui j’ai compris : la curiosité est un vilain défaut…
Plus jamais on ne m’y reprendra...

OUI MAIS ???????

POURTANT ..... QUE VAIS-JE BIEN FAIRE ???

 

A VOUS, soyez inventifs dans vos commentaires...
à suivre...jeudi vos réponses et ma fin....

Katara

 Un grand merci à GUM pour le prêt des photographies.

Par Katara
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Jeudi 6 septembre 2007
Entrée interdite : vos réponses

Lundi dernier je vous ai emmené derrière ces grilles  :

portail-encadr--GUM.gif
(photo de Gum, blog 1-2-3-soleil)

à la découverte de l'étrange "ça"...

Photo-466bis.jpg
(photo de Gum, blog 1-2-3-soleil)
 

Je m'étais sauvée et je vous avais demandé ce que vous auriez fait après....

Voilà vos réponses :

Ocepaco.

Wouah, j'aurai eu peur en découvrant ce visage
Moi aussi j’aurai pris mes jambes à mon coup
Je pense que l'on est tous plus ou moins curieux

 

Miriel

Plus jamais je n'y retournerais, pourtant, cette image s'imposait à moi chaque fois que je fermais les yeux...
peu a peu, la curiosité (curieuse moi ?) finissait par l'emporter sur la peur et je commençais à me dire que ce n'était pas si effrayant que ça, que peut-être.....

 

Bellelurette

En y repensant, je me suis dit que les carreaux devaient être en verre dépoli et que c'était sûrement mon propre reflet que j'avais aperçu ; de surcroît, ils étaient horriblement sales. Pour en avoir le coeur net et ne tenant plus à ma curiosité, je me rendis de nouveau dans cet endroit muni de chiffons, produits... malheureusement, en arrivant, la grille était fermée et un joli cadenas tout neuf brillait au soleil." .....

 

 

Simone

pauvre chose que tu a rencontrée.....toute aussi surprise que toi....je ne serais pas partie....quand je passe l'interdit c'est tout ....jusqu'au bout....

 

Béré

Et bien ... je crois que j'y retournerai... curieuse comme je suis... mais peut être pas seule, avec mon ami. Il n'est peut être pas méchant après tout celui que tu as aperçu !

 

Samuel

C'est un batard de la bête du Gévaudan et d'Arthur le fantôme ? ;-)

 

Alain

La découverte de ce visage me fit faire demi-tour rapidement en prenant mes jambes à mon cou et en me disant que jamais on m'y reprendrai !

 

Janou

Certes, j'y retournerai pas seule bien entendu, et jouons le jeu, pour ne pas être reconnues, nous nous déguiserions, moi, je choisirais le masque de fantomas et mon amie en guenille de  sorcière avec le balai! ah! ah! qui riera le dernier!

 

Rima

j'adore les grilles anciennes ,et je ne manque jamais de les photographier..je suis curieuse aussi de nature ,mais très peureuse, seule je n'irai pas ...peur des fantômes ,l'impression d'être épiée  par quelques créatures étranges ,par des ondes du passé qui subsistent encore...mais parfois la curiosité est plus forte et on est tenté de voir ce qu'il reste derrière les carreaux plein de toiles d'arraignée...

 

 

dgidgi

Tu es retournée au moins pour rassurer  cette pauvre chose!!!!  

 

Juliette

Soudain, je m'arrêtai.....et sursautai.........

Mais, JE LE CONNAIS, ce visage.....le gros nez, collé à la vitre, m'avait surpris et fait peur........Mais, bien-sûr.......comme dirait le commissaire Maigret, c'était........Oh, mon dieu !........ce visage ressemblait au visage........du président......Mais, n'y avait-il pas une femme derrière lui !...... mon dieu (arrête d'interpeller le seigneur, Juliette, sinon, il va t'en cuire).....on aurait dit le visage d'une femme.....de......SR (chut, je ne mets pas les noms en entier, il y va de ma vie)......et, ce château, au fait, n'appartient-il pas à Mr de Montebourg, le "Louis de Funès de la gauche"?......

Jyckie

.....Après une course effrénée dans les dédales des chemins forestiers, ma curiosité l'emporta sur cette frayeur qui venait de propulser ma fuite en avant. Essoufflée, je ralentissais puis m'arrêtais enfin :
 -  Je dois absolument savoir ce que dissimule cette maudite cabane ! Curieuse pour curieuse, j'irai jusqu'au bout....
   Faisant un effort sur moi-même, je rebroussais donc chemin. Le coeur avide de sensations, mais non pas sans hésitation, je m'approchais dudit carreau. D'un revers de manche le rendais vierge de toute poussière afin que mon regard puisse se poser sans réserve.
  La main posée à demi front, je lançais un premier regard timide, puis insistais. ....Un éclat de rires me secoua de part en part. 
 -  Incroyable ! C'est fou ce que je suis stupide !

Le sourire fendant mes lèvres à l'extrême , rassurée,   je m'accolais enfin sans crainte de la petite fenêtre pour me délecter de la scène :
Nif-Nif, le plus adorable des petits cochons, vaquait paisiblement à ses occupations.....

 

Plumette

Non, non, la curiosité n'est pas un vilain défaut, il faut avoir un esprit curuieux et découvrir tout ce qui peut faire notre expérience, bonne ou mauvaise.

maintenant ne te serais-tu pas retrouvée devant unmiroir ! peut-être celui aux alouettes ?

 

Moyra

Alors comme ça c'était  toi?
Ouf! je suis soulagée car le même jour...j'étais tranquille chez moi quand tout à coup quelqu'un a collé son museau à la fenêtre.....;hi!hi!hi!
Désolée de t'avoir fait si peur et moi qui me croyais belle§

hi!hi!hi!

 

Lilou

La curiosité est un vilain défaut .... mais je pense que j'aurais fait comme toi. Je ne pense pas avoir le temps de t'imaginer une suite, mais c'est avec plaisir que je lirais la copie des autres.lol bisous

Criscraft

j'ai eu la frousse là :) par contre je m'en suis remise :)

Urban

Ce devait être des pavets de verre et ton visage celui d'un porcelet :-D Moi , je suis sûre que tu vas y retourner car tu n'aimes pas rester sur ta faim comme moi tu es curieuse même si ça te fait peur ;)

Gum

Ben déjà, tu vas aller consulter le cadastre. Pour découvrir qu'il y avait antan une magnifique demeure en cet endroit et que cette maison appartenait au Comte Horace de Sauvagnac, qu'elle n'était plus habitée depuis son décès, en 1929. Ensuite, tu iras consulter les archives de la ville pour te renseigner plus avant. Tu y apprendras que la vieille demeure fut réquisitionnée par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale, mais que, bizarrement, les soldats n'y séjournèrent qu'une seule nuit avant de s'enfuir de la ville.
La vieille employée municipale te parlera d'une drôle d'histoire, qui va encore attiser ta curiosité : le vieux comte célibataire et tacinturne était connu pour ses frasques, ses voyages lointains et sa fascination pour les écrits de Jules Verne (il paraitrait même qu'il ait construit de drôle de machines dans un atelier sous-terrain) Mais tout cela n'est peut-être qu'une rumeur, vas savoir...). On ne sait pas ce qu'est devenue sa vieille servante, Maryvonne. Certains disent qu'elle était restée cloitrée à l'intérieur avec, pour seule compagnie, son chat. Un chat borgne, à ce qu'il parait. Moi, je trouve toute cette histoire un peu tirée par les cheveux: tu sais ce que valent les légendes de nos contrée...

Toujours est-il que la maison fut détruite par le feu. On soupçonne que l'incendie fut déclenché intentionnellement par les habitants, car la population locale était effrayée par un tas d'histoires les plus hallucinantes les unes que les autres, tellement effrayée que jusqu'à aujourd'hui, personne n'ose plus les raconter.

Alors, moi je dis que, forcément, tu vas y retourner! :-D
(et j'espère que personne ne reconnaitra son portail, parcequ'il risque de faire une drôle de tête à nous voir délirer de la sorte! :-D
Il n'en reste pas fantastique, ce portail!)

 

Andrée

et voilà tu commences avec une photo de Gum que j'apprécie énormément ... et moi comme d'hab... j'ai un peu peur mais j'approche car la vitre est déformante, vous comprenez les vieux carreaux n'ont pas la fidélité d'aujourd'hui et ... ce n'était qu'une petite fille qui pleurait la mort de sa grand mère, la fée libellule si jolie et si douce.

Dom

Etant d'un naturel casse-cou, je ne me serais pas enfuie, alors, à ta suite : j'y retourne et m'aperçois que c'est la vitre qui déforme et que ce n'est qu' ....... 
J'ai la flemme !

 

Franquie

Je vais retourner, la curiosité me pousse trop à savoir.

 

Marie

dans cette nuit sombre (de l'âme), apocalyptique et énigmatique, un bruit cassant me fit sursauter. la terreur redoubla, mon coeur se mit à battre avec une telle violence que mon corps se mit à trembler et à chanceler...
brusquement je me redressais sur mon lit...
dehors, l'orage grondait et les éclairs zébraient le ciel, les battants de la fenêtre ouverte cognaient... 
et je n'en croyais pas mes yeux... devant moi la tenture orangée dansait et dessinait une forme, un étrange et curieux visage... 
je souris à cette vue  soudainement libérée...
le jour se lève et mon coeur s'apaise... 
une nouvelle porte s’ouvre
ici commence un autre voyage, celui de la vie. Hi hi, j’avais juste…

Val

de l'autre côté un miroir.....te rendait ton image aplatie sur la vitre.....et pourquoi pas ?? t'en connais des gens beaux quand ils s'aplatissent la face sur une vitre .???



MA FIN :

    Je sais, je sais ce que j’avais dit mais… bon…

La curiosité était trop forte…

Qu’avais-je vu ?

Un Alien ou plus simplement un pauvre hère au visage abimé se terrant derrière son carreau ??

    J’avais honte de mon attitude.

 

Cette fois j’y retournerai la tête haute, en annonçant ma venue.

 

C’était décidé !

J’ai repris le même sentier jusqu’à la cabane et frappé à la porte décidée.

 Pas de réponse

J’ai dis :

« je vais entrer »

Pas de réponse

J’ai ouvert la porte dans un silence total et là-bas au fond près de la fenêtre, la chose attendait.

 

J’ai dit « bonjour, excusez-moi »

Pas de réponse

Alors je me suis approchée et j’ai explosé de rire…

Avec un masque de caoutchouc sur la tête, je me trouvais en face d’un magnifique épouvantail à moineaux de paille….

 

Voilà l’objet qui avait tant fait travailler mon imagination toute cette dernière semaine… Franchement, il y avait de quoi rire….
Je suis repartie de là le sourire aux lèvres mais en promettant quand même de ne plus braver l'interdit.


FIN
lundi une autre histoire....



Par Katara
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Lundi 10 septembre 2007

Nouvelle
(inspirée par une photo de Lorénico)
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La goutte d’eau

 

Plic ploc…

  Lor--nico.jpg

(Photo Lorénico)

Cette fois, cela suffit, c’est une de trop…

Plic ploc…

Toute la nuit à écouter cette satanée goutte d’eau qui tombe dans le seau là-haut.

Plic ploc…

Ni une, ni deux, j’enfile mes charentaises et je monte au grenier.

 Zut, plus de lumière en bas de l’escalier… La lampe électrique ne marche plus, je le sais, j’ai voulu l’utiliser hier pour regarder le moteur de la vieille Ford qui ne démarrait plus…
 

Les bougies ??

Ha Non, faudrait descendre au dernier étage dans la cuisine et là j’ai pas envie et personne n’ira à ma place.

Plic ploc…

  Lor--nico.jpg

    Zut de zut, je monterai sans lumière après tout, cet escalier je le connais par cœur, en colimaçon, en s’appuyant un peu au mur, ça devrait aller à condition de ne pas s’emmêler les pieds dans ce satané peignoir trois fois trop grand pour moi, quelle idée j’ai eu de ne plus le quitter…

 

Plic ploc…

  Lor--nico.jpg
(Photo Lorénico)

C’est insupportable… Bizarre d’ailleurs, moi qui autrefois dormais comme un loir quelque soit le chahut environnant qu’une simple goutte me fasse ainsi sortir de mes gonds.

Plac…

Tiens, c’est quoi ça ??? Une troisième goutte… jamais deux sans trois, pas le même bruit. Le seau a du déborder…

 

Plic ploc… Plac…

  Lor--nico.jpg

Non, ça ne vient plus du même endroit… je sens que je vais me tremper les pieds…

 C’est décidé, je bazarde cette baraque… quelle idée saugrenue aussi d’avoir voulu garder cette maison à retaper…

Plic ploc… j’attends la suite, la tête levée vers ce qui doit être la toiture, gelée, dans ce grenier sombre et lugubre…

-Ha !!!!

    J’ai hurlé, ça a été plus fort que moi, la goutte a atterri sur le bout de mon nez, avant de s’incruster dans l’échancrure de ma chemise de nuit et de couler entre mes deux seins ….  Et comme je suis pétrifiée sur place c’est bientôt la deuxième qui lui succède…

Quelle cruche !!!

Je me déplace vitesse grand V, heurte le seau rempli que j’ai vidé pourtant hier soir avant de l’installer, glisse sur la mare d’eau qui se répand sur le parquet trempant mes charentaises, et tombe bêtement assise par terre….

 

Plac … une goutte sur ma gauche

  Lor--nico.jpg
(Photo Lorénico)

Plif plaf, deux gouttes sur mon crane…

 

    J’hésite, entre les larmes et l’explosion de rage… l’eau ruisselle tranquillement dans mon dos… puis sur ma joue… et pour finir, allez savoir pourquoi, j’éclate de rire, là , tout de suite, seule dans ce grenier désert et inondée, imaginant cette tache blanche fantomesque et dégoulinante que je suis…

    Un rire franc, massif, qui vaut son pesant de gouttes d’eau et je bénis cette pluie qui l’espace d’un instant m’a permis de me fondre  dans un éclair de joie.

    Bref instant de bonheur arraché à la solitude insupportable de ce deuil que je porte depuis que tu es parti.

Mes doigts essuient mon visage…

            Je suis vivante !

    A présent, les joues levées vers le plafond j’attends la suivante… encore et encore, en riant comme une vraie gosse.

 C’est un orage d’été, la pluie est chaude et l’air étouffant. Une douche tombée du ciel… Et derrière, probablement, un arc en ciel...

            Je suis vivante !

 

Je me lève. Je suis trempée mais je me sens bien, enfin.

C’est décidé, demain… ? 

A VOUS !!!
Soyez inventifs dans vos commentaires...
QUE FAIT-ELLE DEMAIN ????

VOS REPONSES  JEUDI  PROCHAIN


(merci à Lorénico, blog les photos de Lorénico, pour le prêt de cette photo)

Par Katara
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Jeudi 13 septembre 2007

Lundi je vous ai laissé avec cette goutte d'eau...
Qu'avait décidé la jeune femme seule dans son grenier tout troué et sous la pluie... ???
Le lendemain elle devait ????....

  Lor--nico.jpg
(Photo Lorénico)


TOUT D'ABORD UN GRAND MERCI POUR TOUTES VOS REPONSES
une imagination débordante, de l'humour, de la tristesse ou du romantisme, vous êtes tous prêts à faire partager vos idées pour enrichir mon petit texte sans prétention.
Pour moi c'est à la fois un grand plaisir et un honneur, vous me donnez des ailes pour poursuivre cette aventure chaque semaine...

VOS REPONSES :

Françoise d’Oléron (Nature Faune Flore)

« Demain je monte sur le toit, je bouche le trou, redescends, et attends avec impatience la pluie qui n'aura plus le plaisir de me faire tous ces plics, plocs, placs et pourrais dormir enfin sur mes deux oreilles sans être dérangée...... »

 

Mélusine (Au fil du temps)

 « Et bien moi je dirais ma p'tite Katara, que le lendemain tu irais chercher tes palmes, ton masque et ton tuba pour éclater de rire comme la veille !! »

 

Alain (Ma Bretagne, ma région, ma famille)

« Plic, ploc et ce tintamarre dura jusqu'au moment ou je pris la sage décision d'y remédier en allant sur le toit changer cette satanée ardoise qui avait rendu l'âme ! »

 

Corinne (Le blog de Corinne)

« Demain, je ne me lève plus ! ! !  De toute façon il n'y aura plus d'eau l'orage sera passé . . . »

 

Bellelurette (chez  Bellelurette)

« C’est décidé, je bazarde cette baraque… quelle idée saugrenue aussi d’avoir voulu garder cette maison à retaper… mais je garde le seau en souvenir.... »

 

Plumette (Plumes et crayons)

« Serait-ce la goutte qui fait déborder le vase ? Y’a pas faut faire comme dans la pub, prendre une douche (au goutte à goutte) avec "Vahiné" tu te crieras en pleine brousse !!! »

 

Janou (Janou)

« Demain, est un autre jour et un autre rêve à écrire... »

 

Marie (La face cachée de la nature)

« Plic, ploc, plac...Et comme cette eau, matera prima, vient à l'instant de me révéler son secret, l'infinité de tous les possibles, je ris de plus belle! Comment ai-je pu l'oublier? De nouveau le souffle vital s'empare de moi... Plif, plaf, encore deux gouttes sur mon crâne... Ce rire qui me secoue me ramène à cette réalité que, si sinueux soit le chemin, la vie est un cadeau fabuleux!
C'est décidé, demain, je rapièce ce toit pour qu'il n'y ait plus jamais de tuile défectueuse au-dessus de ma tête... Demain, c'est avec la lumière que j'avancerai! Plic, ploc, plac! »

 

Rima (Faunaflore)

 « Après l'orage, le calme est revenu, je suis redescendue, à tâtons, me suis plongée dans mon lit, et me suis endormie, en rêvant  d'une belle maison avec un toit tout neuf qui  ne laisserait  plus passer l'eau, à l'abri  en toutes saisons ... ,...le matin un beau soleil  filtrait à travers les trous du toit, malheureusement  ce n'était qu'un rêve ...il va me  falloir  trouver un autre compagnon, mais  bricoleur,  à deux c'est mieux, même le clapotis de la pluie deviendrait   une douce chanson dans les bras de celui que l'on aime... »

 

Gérard (Instant présent)

« Hé demain j'enlève le toit ! »

 

Urban (Urbanlife) 

« A mon avis elle ne peut vendre cette maison où elle a tant de souvenirs avec son amour disparu. Elle va retaper la toiture certainement … »

 

Amaryllis (Amaryllis vous accueille)

« Demain j'appelle le couvreur pour réparer la fuite... »

 

Laurence (La terre les vieux et moi)

« C'est décidé demain.... Je change l'ampoule de l'escalier, la pile de la lampe, je mets des bougies et une boîte d'allumette près de l'escalier.... je mets un coup de bombe de mousse durcissante le temps que le couvreur se déplace  et si je n’en ai pas je mets un fil qui descend dans un récupérateur d'eau pour ne plus entendre ce plic ploc ! »

 

Mrcafe (Normandy50)

« Dès 8 heures je téléphone aux couvreurs du coin pour faire des devis, l'hivers arrivant à grands pas ,je ne tiens pas à être réveillé toutes les nuits »

 

Cocole ( le blog de cocole)

« C'est décidé, demain, je fais du tri dans ton armoire, ton bureau, tes livres tes papiers. ça me servira à quoi de garder tout ça. Tu es parti, et moi je reste mais je ne vais pas me transformer en zombie!
Je t'aimerai toujours mais je n'ai pas besoin de tout ce fatras pour me souvenir de toi!!
Oh mais c'est vrai que tu l'aimais ton fatras!! Combien de fois, je t'ai maudit de vouloir toujours tout garder!!! Même des vêtements si usés qu'un clochard n'en aurait pas voulut!!
Oh, quelle patience il m'a fallut!
Et maintenant c'est moi qui m'attache à tout ça!! Non, c'est décidé, demain! Je fais du clair!!! Et les plus belles photos de nous me suffiront et je ne t’oublierai jamais

 

Koah (Koah)

"C'est décidé, demain... je me l'écris en lettres dorées sur le front.... je suis VIVANTE... pour ne plus l'oublier... et je m'achète une lampe torche."

 

Laurence (La terre, les vieux et moi)

« Suis-je bête.... demain j'achète les boules quies ou au prochain orage je me mets le casque avec une musique douce et je me mets à peindre le floc floc de la veille... ça fera un super mandala.... »

 

Juliette (le blog de Juliette)

« VIVRE...maintenant, j'ai décidé de VIVRE......Et, au diable mes larmes, telles ces gouttes d'eau...ma maison pleure aussi.....Une autre vie nous attend (si, si, j'ai bien dit nous...nous allons la réparer cette fuite, et, nous vivrons heureux ensemble, ma maison et moi)..... »

 

Les cybermamies et Lucie  (les cybermamys)

 « On le fait très terre à terre ou poétique :


-terre à terre : on appelle quelqu'un pour réparer la toiture, on répare l'électricité
-poétique : On prend sa douche chaque fois qu'il pleut en regardant les cieux et quand il ne pleut pas , on regarde les étoiles. Le jour, on admire le ciel bleu et les nuages;
Faut-il encore que le trou soit plus grand et alors-là cela peut servir de baignoire, avec toutes conséquences à redouter quand elle déborde. »

 

Andrée (C’est beau la vie)

« Le soleil se lève, éclatant et j'ouvre les volets me laissant baigner par sa lumière. J'ouvre l'armoire, sort un short, un chemisier fleuri enfile le tout. Prête, je suis prête à dévaler dans la campagne. "Lola, on y va !!!" ... l'herbe est dorée, les arbres si grands, si droits, je cours... je chante... je ris.... et les mésanges, les bergeronnettes sillonnent le ciel, les sauterelles, ailes bleues, ailes rouges, me saluent. et ma Lola, enfin rassérénée, se roule dans l'herbe, heureuse d'être heureuse, et je ris et me laisse entraîner par la joie nouvelle. »

 

Bastet (L’arbre à chats)

« C'est décidé demain je m'inscris aux cours du soir suivants  "la charpente pour les nulles», "comment avoir du chien en peignoir !" et je prends des actions à la Lyonnaise des Eaux ! »

 

Gum (1-2-3 soleil)

« Demain, j’agrandis le trou, je fais construire une verrière autour, je récupère cette eau douce et j'installe une piscine au grenier. Je pars dès aujourd'hui à la recherche de jolis transats, de palmiers, d'un sauna et... d'un architecte non seulement de génie, mais aussi fort beau, respectueux, riche, romantique et fou de moi.

Bref, une nouvelle vie commence! »

Sylau85 (Accord et Pote)

 « C'est décidé demain, j'appelle le couvreur du village d'à côté. J'ai déjà croisé son regard profond lors du  festival d'accordéon diatonique de juillet dernier. Je me souviens de son visage hâlé qui faisait ressortir le bleu intense de ses yeux... et de ses mains calleuses, mais tellement précises et rapides sur les touches de son accordéon... 
D'ailleurs, je n'ai pas remarqué de bague au doigt...
Mais qu'est-ce qui m'arrive, je divague..., je rêve... le plic ploc me rend toc-toc...
(...)
Et si j'allais en ville  m'acheter un  nouveau peignoir doux et moelleux... Oui, c'est décidé, j'irais en ville !
Et... j'appelle "mon" couvreur...

Plic-ploc, je débloque !
Plif-plaf, rien de grave... 
Allez, je redescends me coucher,... rêver peut-être.. ! »

 

Xoumette (couleurs ailleurs)

" Oui, demain, crie-je presque, dansant, sautillant comme une folle !
Et la pluie redouble son chant, l'air devient plus léger, ainsi que mon cœur !
Il est temps pour moi de reprendre ce sentier du passé, envahi par des ronces et orties.
Demain je vais panser mes blessures, t'oublier, t'enterrer au plus profond de mon âme.
Les gouttes d'eau sont tes larmes, tes caresses qui enfin m'apaisent, qui enfin me libèrent...
Demain ? Je vais vivre !! »

 
 

Miriel (chez Miriel)

« demain,
je reviens, avec plus de seaux, et des serpillères,
puis je vide le grenier, pour ne pas abîmer tant de souvenirs amassés, 
je vide les coffres et les cartons
et je ris avec les bons souvenirs, je danse (sous la pluie) avec les merveilleux retours de bonheurs que je croyais avoir oubliés,
et je pleure aussi sur des tristesses que j'avais enfouies au fond de moi, je pleure mais pas trop, car je n'ai plus de seaux, 
puis je danse à nouveaux, car si je repense à tout cela, c'est que je l'ai vécu, que je l'ai aimé, que je l'aime, que je vis, et si je vis, alors
je guette l'arc en ciel, puis je ferai refaire le toit, pour mettre un vasistas à cet endroit, et ne plus rater les arc en ciels..... »

 

Yves et Simone (le blog de Yves et Simone)

« Demain elle se tourne vers son destin »

Ma fin :

... c'est décidé demain je me prends par la main et je passe ma matinée à trier tous ces papiers qui attendent dans le bureau depuis ton décès.

    Je vais faire une avance sur héritage à nos enfants et leur léguer cette maison où  plus aucun avenir commun ne nous lie à présent toi et moi...
Vivre c'est ne pas s'encombrer de souvenirs douloureux.
Vivre c'est aller de l'avant.

    Puis je vais écrire à Romain ton frère, et lui dire que je suis d'accord pour participer à  ce beau projet d'ouverture d'un centre d'entraide en Inde où il me demande de le rejoindre depuis que tu nous as quitté.
    Je ne me sentais pas en droit d'aider les autres tant que je ne pouvais pas m'aider moi-même, mais cette nuit, sous cet orage, j'ai retrouvé ma force de vie.
    Et je sais que de là où tu me regardes tu es tout sourire et que c'est l'arc en ciel de ton regard que j'entrevois ce matin là en ouvrant les volets de la cuisine afin de  préparer ce café noir dont le goutte à goutte de la cafetière m'arrachera le premier sourire du matin... plic ploc...

  Lor--nico.jpg
(Photo Lorénico)


(merci à Jyckie pour ce mot de la fin qu'elle m'a livré hier en commentaire, pensant que je ne pourrais aucunement m'en servir... !!! lol)

Lundi prochain : "le banc" (illustration Urban)



Par Katara
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Lundi 17 septembre 2007

Nouvelle
(inspirée par une photo d'Urban blog Urbanlife)
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Le banc

C’était mon banc favori…

Celui là-même où je m’asseyais tous les jours pour regarder défiler les saisons.

  Banc-chRavalet-1-.jpg
(photo Urban)

Dans ce sentier du parc, un peu à l’écart, à l’abri des regards, je me posais l’espace d’une ou deux heures et souvent je fermais les yeux.

J’ouvrais grandes mes oreilles.

On imagine mal tout ce que cet organe sensitif peut nous apporter lorsqu’on lui prête un minimum d’attention.

    Du vague murmure de la brise dans les feuillages, aux multiples petits craquements des brindilles dans les fourrés. Le chant mélodieux d’un merle moqueur, le rire des enfants sur les balançoires, là-bas à l’entrée du parc…
 

    Et puis, plus loin encore, je pouvais percevoir la rumeur de la ville… celle dont je venais ici m’évader l’espace d’un instant, un peu, tous les jours, pour rendre ma vie plus supportable, l’enfermement  moins invivable…

Ici ou je retrouvais la verdeur et la tranquillité, la fraicheur de ma campagne natale…

 

Ce banc, unique refuge à ma rêverie solitaire, où des heures durant je comptais le temps, impalpable couler sur ma vie.

  Banc-chRavalet-1-.jpg

    Ce banc, où j’espérais chaque jour, au détour du sentier, trouver une âme sœur avec qui créer le dialogue dans cet espace privilégié…

Je l’avais rêvé ce doux prince, assis là par hasard, un matin de juin… mais en vain…

Hier… ?


Que s'est-il passé hier ???
A  VOUS...

Soyez inventifs dans vos commentaires...
Vos réponses et la fin de l'histoire :  JEUDI


(merci à Urban, blog Urbanlife pour le prêt de cette photographie)

Par Katara
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Jeudi 20 septembre 2007
Le banc, vos réponses...


Je m'asseyais toujours sur ce banc :
Banc-chRavalet-1-.jpg
(photo urban)

Mais hier...
Que s'est-il passé hier ???

Le banc, vos réponses...

 

Miriel  (Chez Miriel)

hier je suis revenue jusqu'ici, espérant pouvoir trouver un peu de repos sur mon banc préféré, et mon cœur lourd de tant de solitude espérait en silence pouvoir verser quelques larmes sur l'épaule de l'être aimé, bien que  ne l'ayant pas encore rencontré...
et voilà qu'au moment où mes yeux, habituellement se posent sur mon banc, je vois, avec stupéfaction, qu'il n'est plus là...
Ils l'ont enlevé, tout simplement sans prévenir, ils l'ont remplacé par un banc différent, neuf et en fer, peint en vert, un banc sans âme, un banc froid, un banc triste.....et doucement je sens couler mes larmes, car c'est comme un morceaux de moi qu'ils auraient pris....Je fais demi-tour, l'âme en peine, je m'en vais, je rentre, le cœur lourd, et je ne vois pas, je ne vois pas que sur le banc tout neuf, il s'assoit, et me regarde partir d'un air surpris, comme s'il se disait "et si c'était elle ?"
Mais je ne le vois pas, et mon cœur ne le sent pas, car tout mon être pleure, tout mon être se lamente pour un banc perdu......


Françoise d’Oléron (Nature faune et Flore)

Je suis revenu, et oh surprise en arrivant sur ce banc un bellâtre était en sa possession, je me dis, je reviendrai, mais non, c'est plus fort que moi, je m'approche , lui demande si je ne dérange pas, et m'assied, je ferme les yeux, tellement je suis heureuse, il est arrivé mon prince, enfin j'ouvre les yeux, et malheureuse, je m'aperçois que je m'étais assoupis et avais rêvé ......

Corinne (blog Ocepaco)

Un matin de juin, j'étais assise sur ce banc, je ferme les yeux pour écouter le chant des oiseaux, c'était beau tout était calme.
Et quand je les ai ouvert de nouveau à côté de moi se tenait, un être venu de je ne sais où, un être d'une beauté si rare
Il était assis à côté de moi, me fixait fortement puis il me dit
Vous êtes aussi belle que le chant de ces oiseaux, je vous guette depuis très longtemps, venez avec moi, partons, je veux vous épouser, vous êtes ma princesse.
Et c'est depuis ce jour là que j'ai rencontré mon prince charmant..

Bellelurette (chez Bellelurette) 

Hier, alors que je rêvassais au prince charmant, tout en me disant que j'étais d'une stupidité rare, soudain j'ai senti quelque chose de mouillé sur mes mains sagement croisées sur mes genoux...
J'ouvre vite les yeux et que vois-je ? La truffe d'un chien ! Et au bout du chien une queue toute frétillante.
Passée ma première peur, je détaille cet animal et... et... mais cette tâche, là, sur le côté droit de l'œil,... mais oui, elle est similaire à celle du chiot que j'ai perdu voici quelques années. Je n'ose y croire... Je l'appelle par le nom que je lui avais donné à l'époque et là, ce chien me fait une fête à tout casser !
Alors j'ai compris l'existence de ce banc si particulier et pourquoi j'attendais fébrilement tous les jours une rencontre.
Désormais, je ne suis plus seule à venir écouter tous les bruits de la nature, lors de ma promenade quotidienne dans ce si beau parc.

 

Marie Suzanne (Au fil de l’autre)

Hier, je suis revenue sur ce banc avec un petit carnet cartonné que j'avais décoré avant de venir..........je décidais que ce banc serait un endroit privilégié pour y jeter mes pensées........ Ce banc m'accueillerait en toute saison......évidemment plus ou moins emmitouflée.... Hier, je suis restée plusieurs heures, le soleil donnait de l'éclat aux couleurs...Alors demain je reviendrai avec ma petite boite d'aquarelle.......... et peut-être que j'apercevrai Bellurette et toi arriver avec vos chiens !!!!!!!!!!!!!!!


Alain (Ma Bretagne, ma région, ma famille)

Hier, je me souviens de ce beau jeune homme qui s'est assis à mes cotés en me racontant ses terribles expérience de la vie et , aujourd'hui, je suis revenu en espérant le revoir, mais il est sans doute parti vers une autre destinée me laissant seule avec mes rêves !

Z’ours (z'ours)                                                                                                                                                                                                             
Ah non pas possible hier je ne traînais pas sur ce banc

 

Myriam  (l’aiguille d’Agathe)

...bye bye le banc...Les hommes ont eu raison de toi pour leurs machines infernales avec quatre roues qui ne roulent que sur du béton!!!!

 

Plumette (les aventures de plumette et crayonnette)

Je ne peux résister à ce banc qui nous invite à s'asseoir et je prends mon carnet pour fixer le moment et la nature qui m'entoure. Je te laisse le prince charmant qui je le vois arrive sur le chemin.


Rima

Hier encore j'avais vingt ans ,j'étais belle j'avais la vie devant moi j'avais le temps ,mais sans m'en rendre compte les années défilent si vite  ,que je suis à l'automne de ma vie ,seule tous les jours sur ce banc ,à chaque saison ,mais j'en ai rêvé des choses , ,j'en ai vu ,entendu des rires d'enfants ,des chuchotements ,je me disais demain peut-être...et puis HIER, le destin ,parfois fait bien les choses ,j’étais perdu dans mes pensées ,j'ai senti  ,une présence ,et puis  quelqu'un qui appelle un chien   puis un gentil monsieur ,qui me dit ,n'ayez pas peur il n'est pas méchant ...je le regardais ,voilà c'est lui ,celui que j'attendais ..nous avons fait un bout de chemin ensemble, et les jours suivants, depuis nous nous quittons plus, une infinie tendresse nous unit...j'ai trouvé deux compagnons....

 

Béré (Mes rottweilers mes amours de chien)

Comme chaque jour, je suis revenue pour me reposer l'esprit... 
A ma grande surprise ! Quelqu'un avait pris place sur le banc ! Un monsieur au physique agréable lisait tranquillement.
Après un moment d'hésitation, je décide, quand même, de m'installer à coté de lui.
Pendant des heures, nous avons parlé de tout, de rien, nous avons beaucoup ri, pleuré ... 
Puis il s'est levé, a déposé un tendre baisé sur ma joue, et m'a dit "Je dois vous laissé" et il est parti.
Cette nuit là, excitée de cette merveilleuse rencontre, je n'est pas ferné l'oeil.
Je suis retournée au banc, un peu plus tôt que d'habitude, impatience de le revoir. Il n'était pas là, j'ai attendu jusqu'a l'aurore... 
Toute la semaine, j'ai espéré, espéré qu'il soit là, assis sur le banc et jamais je ne l'ai revu.

 

Kri ( Au rendez-vous)

Il n'y a pas de hasard! Donc tu y étais assise non par hasard mais par rendez-vous...

 

Juliette (le fil de ma vie)

Hier, mais était-ce bien hier, il y a si longtemps....je me souviens de ce jeune homme, assis à côté de moi, qui m'avait offert des chocolats et m'avait dit : "la vie est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber".....
Où peut bien courir ce jeune homme actuellement ! J’aimerais qu'il soit là, près de moi, j'aimerais l'entendre me raconter sa vie d'une manière aussi tendre que ses chocolats.....
Cours, cours, Forrest....quelqu'un t'attend sur un banc quelque part...

 

Pol (un jour un évènement un mot)

Mais hier, le nez en l'air dans la tortille qui mène à mon banc chéri, flânant, humant les douces odeurs du matin, je me suis pris le plus beau des gadins.
Cette maudite racine n'a pas changé de place depuis toute ces années, toujours aussi traitre.
Assommée pour le coup, je repris connaissance dans le brancard qui me transportait  en passant devant mon banc adoré, juste le temps d'apercevoir mon idéal masculin assis là, à ma place.
Je lui faisais un petit coucou de la main lorsque mon réveil sonna

 

Cocole (chez Cocole)

Hier, j'étais là aussi puisque c'est un rituel, et j'ai remarqué un petit gars pas bien vieux ,10 ans à peine, il était assis à l'autre bout du banc, lorsque je suis arrivée, il s'est levé, mais il n'est pas partit jouer, ni sortit, il a fait deux ou trois aller-retour entre la fontaine et le bac à sable, le nez vers le bas, songeur.
Puis il a fait quelques ronds sur l'herbe et le gardien lui à crié de loin : "interdit de marcher sur l'herbe!" Alors il a poussé un long soupir, puis est venu se poster debout, à côté du banc.
Je lui ai proposé de s'assoir, il m'a regardé....puis il est partit en courant.
Le lendemain aux infos, on a appris qu'un garçon de 10 ans, disparu la veille avait été retrouvé, il avait fugué et n'osait plus rentrer chez lui.
Je suis certaine que c'était lui, j'aurai dû ....mais quoi?? Je ne pouvais pas le forcer à s'assoir pour parler!
Heureusement tous les enfants qui disparaissent ne sont pas enlevés, certains rentrent au nid.
Depuis, j'attends toujours le prince charmant, mais j'observe aussi le comportement des enfants.
(Évidemment c'est inventé, mais l'actualité m'a inspiré)

 

Urban (Urbanlife)

Hier  un homme au physique plutôt passe partout, pas vraiment un prince, mais sensible, à l'écoute et drôle s'est assis à tes côtés, en regardant une fleur devant lui t’a bizarrement parlé tout de suite de mandalas. Vous vécurent heureux et eurent beaucoup de petits enfants....

 

Samuel  (La Rotas de Samuel)

Hier, c'était un autre jour ; tandis que je rêvassais sur mon banc, le ciel s'est couvert, le vent a forci et un orage de tous les diables s'est déchainé... La nature en furie a libéré la tension accumulée en moi ces dernières semaines, et, bien rentrée trempée comme une soupe, j'étais libérée intérieurement.

 

Cafey (chez Cafey)

Hier, j'avais même vu ce petit chaton tout noir... Autrefois adoré puis persécuté, il était là... Je l'ai adopté de suite et le plus important, lui aussi

Simone  (Uppsala)

Hello quand je m'installe sur un banc c'est pour observer.....je n'aime pas les visites....si ce n'est un chat à caresser.....ou un oiseau à
observer

 

Andrée (c'est beau la vie)

Hier, d'ailleurs, je l'avais écrite ma petite histoire et avais imaginé une fin sympathique : un jeune homme tiré par son chien enamouré de ma chienne et tous deux liés par les laisses, riant et liant connaissance. Je sais cela ressemble à une autre histoire... mais tant pis cela me plaisait bien. Alors ma nouvelle, je l'ai envoyée à mon journal et... aujourd'hui, je reçois la réponse : elle va paraître dimanche prochain... Et je dois déjà en préparer une autre pour la semaine suivante. 

 

Jyckie  (Ma plume d’argent)

....Hier, je fêtais mes 48 ans. Revenue vers le berceau de ma ville natale, j’éprouvais le désir brûlant de revoir l'objet de mes tendres souvenirs. C'est avec une  immense émotion que j'allais m'asseoir sur le petit banc d'antan afin de retrouver les images et sons furtifs qui bercèrent ma neuve adolescence. 
Le cadre avait changé....mais point le banc. Malgré la modernisation des villes, persiste encore des signes du temps comme si rien ne pouvait les ébranler. (clin d'oeil)
Assise là, je retrouvais les odeurs d'autrefois, tous ces sentiments et émotions qui ne connaîtront jamais l'obsolescence. Je revois alors les heures passer, les jours filer et les années défiler, emportant derrière elles mes illusions d'enfant et le mythe gagnant.
Aujourd'hui, les images sont venues y creuser des sillons où, avec tristesse et nostalgie, larmes à l'appui, je reprends le chemin du présent. 
Non ! Rien et bien moins personne, n'avait déplacé ni détruit l'assise du petit banc, mais la jeune fille que j'étais alors avait changé, et ses rêves, grandi !
Bien que ne croyant plus au *prince charmant, je puis vous le confier à présent, quelques années plus tard je rencontrais mon époux.... .... sur le banc de la faculté...Fatalitas, fatalité.

 

Koah  (Koah)

"Hier... on a piqué mon banc...!  Total : Pas d'banc... pas d'prince charmant...! "  

 

Janou (chez janou)

C'était une belle journée automnale avec un ciel si bleu, une lumière si douce pour passer plus de temps sur le banc en espérant que...
Assise sur "mon banc" après quelques instants, je m'aperçus qu'un papier roulé dépassait entre les planches usées et polies par temps.
Sans mal, j'arrivais à le sortir. Comme venu du fond des âges, ce papier était jauni et entouré d'un fil doré que je dénouais délicatement.
C'était un petit texte écrit en calligraphie dont je vais vous le livrer :
"Tu n'es pas sur terre, pour être malheureux.
Seule la paix intérieure est le bonheur.
Apprends à la trouver? tu le peux.
Vaincs-toi toi-même et tu vaincras le monde."
Signé Gautama Bouddha
Je compris ce jour là qu'il ne fallait plus attendre sur ce banc une rencontre, mais aller vers l'autre...!

 

Darkcapitain ( Tao le chat)

.. un bien étrange chat m'attendait, perché sur le dossier..

 

Lilou (Chez Lilou)

Hier, un vieil homme était assis là, à la place de mon prince charmant. La déception du se lire sur mon visage, le vieil homme me regardait d'un air étonné.
Vous avez peur de moi, Mademoiselle?
Bien sur que non, mais ....
A ce moment la, un charmant jeune homme le héla
Grand père ! Je suis en retard, excuses-moi, allons-y.
Je m'assis sur le banc, regardant s'éloigner mon prince aux cheveux d'or pale

 

Laurence (la terre les vieux et moi)

Hier je suis venue avec un seau d'eau car les pigeons avaient sali mon banc, si je veux que mon prince charmant s'assoit ici il vaut mieux qu'il soit propre!!... et vous me croirez si vous voulez mais en le nettoyant, un jeune homme a trébuché dans mon seau d'eau... J'étais pliée de rire et du coup lui aussi, nous nous sommes assis sur le banc mouillé pour nous sécher au soleil sous le regard des pigeons ......

 

Xoumette (Couleurs Ailleurs)

" Hier, pourtant, une petite lueur d'espoir avait illuminé mon visage ravagé par la solitude et le temps. Je venais d'apercevoir de loin, assise sur "mon" banc, une silhouette qui m'était familière !
Un visage tant rêvé, des mots échangés pendant des heures sur ce banc béni, avaient brusquement inondé mes pensées du moment !
M'arrêtant au milieu du chemin, j'étais restée là, à fixer cet être merveilleux ! Il semblait être "ailleurs", une main caressant distraitement l'emplacement à ses côtés.
Sublime contemplation d'un ange rayonnant au soleil ! 
Fermant les yeux pour graver à jamais cet instant magique, je savourais un semblant de bonheur...Puis, le doute, le froid, la souffrance, face à une vision d'horreur...le banc était vide !
Le banc de ma vie demeurait désespérément vide !!..."

 

Laurence (? Désolée l’adresse de blog ne me mène nul part )

Hier sur le banc je rêvais au temps qui passe... assise là seule, je me suis mise à rêver en attendant un hypothétique visiteur...   
Le temps passe, le silence me pèse, soudain un petit oiseau vient se poser gentiment, doucement à coté de moi sur le banc !
il vient me tenir compagnie, en chantant ;
j'esquisse un léger sourire pour le remercier, un petit geste pour le caresser, il reste là, comme moi il est seul, comme moi il s'ennuie, il a besoin de compagnie que ce jour il vient de trouver pour ne jamais oublier que la vie est belle au fond !
Sur le banc un petit oiseau a empli mon cœur !

 

Nadette (Pochette surprise)

Hier, j’ai donc retrouvé le banc. Le ciel était gris et les passants avaient l'air maussade. Mais j'étais décidée et rien, je crois , n'aurais pu m'arrêter. Pourtant, j'avais le cœur qui battait, qui battait... J'ai sorti mon panneau et je l'ai posé, bien droit, sur le banc. D'abord, il y a eu des regards : vite jetés vite repris,  ironiques, interrogatifs ...Certains promeneurs ralentissaient le pas, hésitants. Et finalement, une dame s'est assise, m'a regardé et a commencé à me parler. De tout, de rien, de l'automne qui arrivait, des courbatures qui l'empêchaient de bien dormir ...Un jeune homme  s'est arrêté et en montrant le panneau,  a demandé " c'est quoi, ce truc? " Et la conversation a repris, à trois cette fois...
Déjà, il était l'heure de rentrer.   Quelle belle après-midi !
J'ai rangé le panneau dans mon cabas et  ...
Vous dites ?
 Ce qui était écrit sur le panneau ? " Sur ce banc, on se
parle! ".



Banc-chRavalet-1-.jpg


Ma fin :

"Hier soir, très tard,  un groupe de jeunes a envahi le parc… Ils ont fait la fête jusqu'au petit matin pour oublier je ne sais quelqu'amertume de leur jeunesse défaite  où tout reste pourtant à débuter....

Ils ont bu nombres de  bières dont les morceaux jonchent le sol encore partout ce matin  en chantant des chansons paillardes.

Et puis, par jeu ou bien par rébellion contre cette "société là qui ne les comprend pas", ils ont allumé un grand feu et fait brûler mon banc... 

Ce matin, moi qui n'ai plus que ma vieillesse à contempler, où tout reste à  finir,  je n'ai plus qu'une grande tristesse au fond des yeux devant ce petit tas de ruines fumantes comme une partie de moi-même violée en fumée et un nouveau refuge à trouver pour mes états d'âmes à venir"


katara

(Mille mercis pour toutes vos fins, véritables petits trésors à lire et à savourer)


Lundi prochain : "le rendez-vous" (illustrations Kri et Lilou)




Par Katara
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Lundi 24 septembre 2007

Nouvelle

(inspirée par une photo de kri et une photo de lilou)

  crayon-008.gif

Rendez-vous…

 

Il m’avait dit : rendez-vous au pied de l’église à cinq heures.

Il était cinq heures moins le quart.. J’ai toujours eu cette fichue manie d’arriver en avance à mes rendez-vous. Pas moyen de faire autrement. La peur d’arriver en retard…

  kri--glise.jpg
(photo Kri)

Au pied de l’église il y avait un gros Platane et c’était heureux car je dois l’avouer il faisait une chaleur accablante.

Je suai à grosses gouttes, et mon tee-shirt semblait ne plus vouloir absorber la moindre goutte.

Je songeai avec envie à la fraîcheur qu’il devait faire à l’intérieur de cette petite chapelle et je grimpai les marches sans hésiter, poussant le battant d’un geste décidé.

Rien n’y fit, la porte était close.

Bien, tant pis, je me contenterai de m’asseoir sur la première marche et d’admirer le panorama en consultant ma montre de temps à autre.
 

A cinq heures je me remis debout, déjà trempée jusqu’aux os.

Je luttai en réalité de toutes mes forces pour éviter de penser à cette rencontre à venir…

A cinq heures dix j’allai m’appuyer contre l’arbre en commençant à m’impatienter.

A cinq heures trente, je me demandai combien de temps j’allais encore accepter d’attendre et si le jeu en valait vraiment la chandelle ?

                Mais, avais-je le choix ?

Rapidement, mon esprit faisait le tour de tous les événements de ces dernières semaines.
 

En face de l’autre côté de la rue, quelqu’un avait garé une bicyclette…

  Lilouv--lo.jpg
(photo Lilou)

 Une envie folle me parcourut de traverser cette rue et d’empoigner l’engin pour m’en aller loin de là, les cheveux au vent, cueillir un peu de fraîcheur dans une course folle… libérée de toute contrainte, vers un avenir radieux.  

A six heures moins le quart…    ????

 

Que se passe-t’il à six heures moins le quart ?

Soyez imaginatifs dans vos commentaires.

Vos  versions et la mienne  jeudi prochain
(merci à Kri et Lilou pour le prêt des photos)

très bon lundi à tous et toutes
Par Katara
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Jeudi 27 septembre 2007

kri--glise.jpg
(photo Kri)


Lilouv--lo.jpg
(photo Lilou)

Au pied de l’église elle a rendez-vous avec lui... il arrive en retard... qui est-il ??? Que se passe-t'il.. ???


Vos réponses :

Béré ( mes rottweilers des amours de chiens)

A six heures moins le quart ... je serai déjà parti depuis bien longtemps ! J'ai horreur d'attendre.
Et puis ça ne ce fait pas de laisser poireauter les gens pendant 45 mn !!!

Bellelurette (Chez Bellelurette)

A six heures moins le quart, je suis en pétard et je me barre. Mon beau maquillage a fondu, j'ai du rimmel jusqu'aux lèvres (c'est malin d'acheter des mauvais produits). Mon beau tee-shirt bleu turquoise, qui n'est pas grand teint, à force de dégouliner sur ma jupe blanche a décoloré sur elle, cela fait des rigoles, des gondoles. J'ai les pieds tellement enflés qu'ils sortent de mes chaussures neuves. Et en plus, je n'ai pas pris mon portable !
Je rentre chez moi, en passant par les ruelles, pour éviter de rencontrer quiconque et là, je vois mon portable qui clignote...
Message : J'aurais une heure de retard, je serais là à six heures pétantes.
Arrrrrgh ! Mais je n'ai pas le temps de me remettre sur mon trente-et-un moi !
Alors je renvois un message :
Et moi, j'aurais deux heures de retard, je serais là à sept heures pétantes. !

Juliette 03 (Au fil de ma vie)

A 6 heures moins le quart...je le vis arriver, essoufflé, ahanant comme un bœuf, noir de cambouis, dégoulinant de sueur.....
- "excuse-moi, chérie, la chaîne de mon vélo a sauté, dans la côte du bois de l'eau, et, impossible de la remettre...je viens de faire 6km à pied"....

Il pouffa de rire :
- "Ah ! Nous sommes beaux tous les 2, je voulais te demander en mariage devant l'église qui nous a vu naître...nous ressemblons à 2 pêcheurs (vous voyez la subtilité ? non ! et bien tant pis pour vous), venant de s'ébattre dans le bénitier pour y trouver un peu de fraîcheur....

Darkcapitain (Tao Le chat)

a six heures moins le quart , la porte de l'église grinça dans mon dos et je le vis surgir, vêtu ...

Michelotte (le blog de Michelotte)

Justement vers 6 h moins dix, je passais par là et cette bicyclette me tendait les bras je l'ai enfourchée et elle m’a conduite dans un pré remplie de pâquerettes je me suis allongée et tout a coup j'ai senti un câlin sur ma joue et j'ai vu un bel homme auprès de moi ... et reste à vous à devinez qu'ils ont pu faire ???

Bien sur des galipettes ...

Kri (Au rendez-vous)

A six heures moins quart alors que je pédalais joyeusement, cheveux au vent, cherchant là un peu de fraicheur...j'entendis les cloches sonner... un air connu...notre air!
Il était arrivé juste à temps pour me voir m'éloigner sur ma bicyclette (empruntée, je la rendrai si si!) ... Il me fit des grands signes (me raconta t-il) mais le nez en l'air je ne vis rien. Il ne lui restait plus qu'une chose...sonner les cloches afin d'éviter que le lui sonne les siennes ;-)

Simone (Uppsala)

À six heure mois le quart...Monsieur le Curé arrive....
"C’est pour la confession" ?

Urban (Urbanlife)

Derrière toi la porte de l'église s'ouvrit et alors apparut celui que tu attendais, celui qui avait remplit tes rêves ses dernières semaines , tu te souvenais du moindre mot de ses lettres enflammées, il était là sur le parvis de l'église , lui aussi était arrivé bien en avance et avait été attiré par le besoin de s'isoler un peu dans l'église afin de penser à ce qu'il devait te dire.
C'est alors qu'il te proposa de monter sur le porte bagage de sa bicyclette et de descendre vers la petite rivière pour se baigner en ce jour de forte chaleur .

Bastet (L’arbre à chat)

A 6 h moins le quart, le voilà qui arrive ! Il s'approche de la bicyclette prêt à l'enfourcher et se retourne machinalement !!! Il me voit et me hèle "Coucooooooooooooooou" il avait l'air ivre, remarque il sortait du bistrot d'en face, particulièrement contrariée par mon attente et son attitude, je décidais de l'ignorer. Néanmoins, je traversai et enfourchai la satanée bicyclette et je le laissai, interdit, sur son trottoir à cuver son vin !

Cathy66 (cathy’scat blog de voyage)

6h moins le quart...
Les gens commencent à arriver pour la messe de 18h....
Alors laquelle de ces personnes était mon rendez vous.
Nous n'avions convenu d'aucun signe de ralliement!


Françoise (Nature Faune Flore)

A six heures moins le quart, l'orage se mit à gronder, les éclairs envahissaient le ciel, la pluie, le vent, la grêle, je pris le vélo, furieuse d'attendre des heures ce rendez vous qui n'est pas venu, je rentrai chez moi, trempée un peu plus, mais cette fois la chaleur ne m'envahissait plus, j'étais bien........

Gwenn (journal d’une fille)

Le jeune éconduit arriva sur sa moto, une belle Harley aux couleurs flamboyantes... Du coup, tu laissas à terre la vieille bicyclette de mamie et tu enfourchas l'engin à la force puissante. Les cheveux dans le vent, le sourire jusqu'aux oreilles, tu te dis que tu avais bien fait d'attendre!

Marie (la face cachée de la nature)

Vu la tournure que prenait ce rancard, je me dis qu'il valait mieux pour moi larguer les amarres avant qu'il ne soit trop tard. Le regard hagard à cause du brouillard qui embuait mes yeux je me mis en marche. C’est qu'il avait beaucoup trop de retard ce lascar, et moi, je déteste ce genre de loubar, les canulars, les traquenards et les épinards! Aussi je déclare que ce vantard et binoclard ne m'y reprendrais plus! Nous les femmes, on n'est pas des bagnards tout de même!

Miriel (chez Miriel)

A 6 heures moins le quart, je me dis que même s'il arrive, je me cacherais, pour ne pas lui donner l'impression qu'il peut faire de moi ce qu'il veut....
Mais plutôt que de me cacher, pourquoi ne pas m'en aller ?
Alors je m'approche de la bicyclette, et alors que j'hésite encore, je remarque, dans le panier en osier fixé au porte bagage, un bouquet de fleurs des champs, et un mot épinglé dessus, curieuse, je me penche pour lire le mot et là, j'y vois mon prénom inscrit.
Coïncidence ? Nooon ! Mon prénom n'est pas si courant que ça! Alors je prend la petite carte et la retourne, et je lis :
"j'ai eu tellement peur que tu ne viennes pas,
ces fleurs sont pour toi,
et mon cœur a toujours été à toi,
je te connais assez pour savoir que tu ne passeras pas à côté de cette bicyclette sans t'approcher,
cela fait si longtemps Paulette, que je te suis...à Bicycleeeette....."
Alors c'est à ton tour de me chercher, à bicyclette...."
Amusée, je repose la petite carte, et je m'éloigne à pieds.
En effet, j'ai pédalé de toutes mes forces pour que jamais il ne me rattrape, ce n'est pas aujourd'hui, que je vais lui tomber dans les bras.......

Janou (chez Janou)

C'est le panier qui attira mon attention, un joli panier en fait dont le couvercle était entr'ouvert!
Ma curiosité fut tellement forte que je m'approchais et j'entendis de doux miaulements. Je soulevais le couvercle et devinais ma surprise? trois mignons petits chats étaient blottis l'un contre l'autre. C'est alors qu'une femme vint à moi sortant de la maison et me demanda si je voulais un chaton! J'oubliai de suite mon rendez-vous certes manqué et je repartis avec dans les bras un chaton blanc et noir pour me consoler du poseur de "lapin", on ne m'y prendra plus.

Anne-marie (just’attitude)

A six heures moins le quart ...
Je le vois arrivé au loin, lui si beau, ses cheveux au vent tel un dieu venu d'un autre monde, comme je l'aime!!!
Tout mon stress disparait à son approche, avec douceur il m'explique son retard nous étreignons si fort que déjà nous sommes dans le pré d'à côté pour une danse amoureuse loin des regards indiscrets .C'est divin l'amour!!!


Sheedir (écouter l’émotion)

À 17h45, les cloches joyeuses se mirent à chanter, 17h45, c'est l'angélus qui résonne! Levant la tête vers le petit clocher, je le vis glisser sur la gargouille pour descendre près de moi, et m'inviter à m'envoler main dans la main, le petit ange qui m'avait attirée jusque là!

 

Nadète (Pochette surprise)

A six heures moins quart, la tentation est devenue trop forte. Je traverse la rue , je m'approche de la bicyclette et au moment où j'y pose les mains, une alarme antivol se déclenche ...  Les passants se retournent, la porte de la chapelle s'ouvre, les commerçants s'avancent sur le trottoir . Et l'alarme  est de plus en plus puissante.
Il n'y a qu'une solution : la fuite. Je me retourne et je m'éveille ....
Pas de bicyclette, pas de rendez-vous raté. Seulement mon réveille-matin qui m'indique qu'il est temps de se lever.

 

Laurence (la terre les vieux et moi)

A six heure moins le quart pétante j'emprunte la bicyclette.... pour aller boire un coup au café un peu plus loin.... mais quelqu'un sort et crie au voleur... elle a volé mon vélo.... je me retrouve nez à nez avec les gendarmes ..... Qui m'ont tout de suite stoppée....et fait monter dans le fourgon.... Et devinez qui je vois.....Mon rendez vous....! On s'est mis à rire comme deux fous..... Et nous avons fini tous les deux au frais pour la soirée.....Au gnouf....

 

Sylau85 (accord et potes)

A six heures moins le quart, je me dis qu'il est vraiment très en retard... Je suis dans tous mes états, j'ai chaud, je suis en sueur et mes joues sont chaudes et rouges. Je vois arriver la bonne du curé les bras chargées de fleurs et de chiffons. Elle sort de la maison d'en face. Je devine que le vélo qui est là, doit être le sien. Elle me salue aimablement et je bredouille aussi un bonjour... tout  en pensant que j'étais à deux doigts d'enfourcher ce sacro-saint vélo qui m' a permis de m'évader un moment. Cette ballade virtuelle ne m'a d'ailleurs pas rafraichie !
En haut des marches la bonne se met à farfouiller dans son sac à la recherche des clés de l'église. Je m'approche d'elle pour l'aider et elle me tend les fleurs.
A six heures, je me retrouve dans l'église à donner un coup de main pour la préparation de la messe de sept heures...
Il fait bon dans cette église et la paix qui y règne me pénètre et envahit doucement tout mon corps et toute mon âme... Dieu qu'il y a longtemps que je ne suis pas venue me recueillir dans une église. J'imagine que mon rendez-vous est peut-être sur les marches de l'église, mais je n'ai pas envie de le rejoindre...
La bonne est maintenant dans la sacristie.
Je décide de la rejoindre et de lui demander de m'ouvrir une porte  latérale sans lui donner plus d'explications. Elle s'exécute sans même poser de questions et m'adresse un sourire presque complice tellement  chargé de compassion et d'espoir que j'y vois un clin d'oeil de Dieu : "File ma fille, ce rencart là n'est pas pour toi"... 
A six trente, je me retrouve dehors, il fait toujours aussi chaud,mais c'est maintenant une douce chaleur qui m'envahit... je me sens bien et je m'en vais sans me retourner et je me sens  légère, légère...

 

Andrée (C’est beau la vie)

A six heures moins le quart, je le vis arriver calmement, sereinement... et bien me dit-il "tu es plus en avance que moi".
"En avance, mais.... je t'attends depuis une heure...".
Pardon, me dit-il tout simplement sans un autre mot d'accompagnement. C'est comme ça quand son ami, grand blond efflanqué, est aussi étourdi que vous êtes un rien cartésienne. Rémy, ce n'est pas sur internet que je l'avais rencontré, quoique mais au rayon informatique de la Fnac. Je tenai un livre de Kahlil Gibran, le prophète et c'est cela qu'il avait vu ... pas moi... enfin il avait levé les yeux et nous avions souri ensemble. Et de me citer "Que la douceur de l'amitié soit faite de rires et de plaisirs partagés". Et voilà mon ami, debout devant moi, me prenant par la main pour vite aller cueillir des raisins dans les vignes proches. Oublier son étourderie, peut être,  toutefois, la prochaine fois, je ne manquerai pas de lui rappeler la bonne heure.

 


Fin de katara :

A six heures moins le quart j’ai entendu la voiture.

 

Il en est sorti, vêtu d’un costume gris et d’une cravate sombre, surement très inconfortable au vue de la chaleur. J’ai songé que décidément ce métier là n’était pas toujours confortable.

Il s’est approché de moi avec un sourire très commercial, me tendant la main en ajoutant, "désolé pour le retard, des clients un peu long,.."

 

Puis, d’un ton plus sérieux il a ajouté :

-Alors, on va la visiter cette maison ? J’ai cru comprendre que vous étiez pressée de la vendre ?

 

Nous y étions…. Mon corps s’était liquéfié. Mes yeux se sont attardés un instant sur la croix rivée en haut de la chapelle avant de répondre :

-Oui…. C’est urgent….

 

Au même instant la cloche sonna six heures du soir et ces six coup résonnèrent en moi comme des coups de canon.

 

Vendre ma maison, c’était un peu vendre mon âme au diable. Mais le divorce ne me laissait pas le choix et pour la première fois peut-être, un sentiment de colère sourde gronda dans mes entrailles envers ce compagnon  qui me contraignait en quelque sorte à abandonner mon rêve...

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Par Katara
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Lundi 1 octobre 2007

Nouvelle

(inspirée par une photo de Françoise blog Nature Faune Flore)

 

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Le vieux cheval

 

    Il avait fier allure le vieux cheval blanc, dans la lumière du soir, aux lueurs du couchant.


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D’aucuns l’appelaient :  « la bourrique du père François. »

Moi, plus simplement, « cheval ».

    Tous les jours de la semaine en rentrant du travail, en faisant mon petit footing du soir, je passais devant le pré où il paissait paisiblement.

    J’avais dans mes poches un petit quignon de pain et je faisais une pause devant la barrière en l’appelant doucement :

« cheval… cheval.. Gentil cheval blanc… »

    J’aurai pu lui donner un nom mais j’avais peur de m’attacher… C’est comme ça…

Il me regardait, les oreilles dressées, comme écoutant mes paroles.

 

« Viens cheval… c’est moi… je t’ai apporté un petit cadeau… »

Il penchait la tête, la secouait même parfois… histoire de se faire prier un peu... Puis il approchait tranquillement, sans se presser, comme pour profiter de l’instant. 

Je ne le brusquai pas, jamais.

Je mettais le morceau de pain sur ma paume ouverte et lui offrais franchement.

    Ses naseaux le frôlaient…. Humidifiant ma main au passage… il hésitait puis d’un coup le prenait dans ses solides mâchoires.

Alors, seulement, je savais que je pouvais avancer ma main et oser la caresse, sur le museau tout chaud.

    Un soir de septembre, alors que je m’avançais en trottinant, j’aperçus un attroupement dans le pré... J’étais contrarié, je sentais qu’on allait me voler mon plaisir.

Et puis j’étais inquiet pour cheval, je hâtais l’allure.

    Le père François se tenait là, en retrait, une corde à la main, entouré de plusieurs gaillards qui parlaient très forts mais le vent contraire ne me permettaient pas de comprendre les mots.

 

    Cheval semblait contrarié. Ses oreilles dressées n’indiquaient rien de bon. Toute son allure traduisait l’inquiétude et la méfiance.

 

Que lui voulait-on ???

Qu’allait-il se passer ???

Soyez inventifs dans vos commentaires.

Vos réponses et ma fin Jeudi prochain

 

(Merci à Françoise pour le prêt de sa photo)

 

Par Katara
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Jeudi 4 octobre 2007

Lundi nous avons laissé «cheval » en mauvaise posture…

Qu’allait-il lui arriver ?

Unanimement vous avez réclamé une fin heureuse pour cette histoire...
Cela tombe bien, c'est ce que j'avais prévu...
Mais avant :

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(photo Françoise, Nature Faune Flore)

VOS REPONSES :

 

Franquie (leszarts)

Comme Cheval était vieux, il était tombé par terre et ne pouvait plus se relever, alors le Père François accompagné de ces voisins, et avec de solides cordes passées sous Cheval l'ont relevé. Cheval était vraiment content et à fait une léchouille au Père François et à ses copains.

 

Cocole (le blog de Cocole)

Forcément j'étais persuadée qu'on allait l'emmener à l'abattoir, pauvre bête, qu'avait-il fait pour mériter ça?
Mon sang ne fit qu'un tour, je me voyais déjà prendre sa défense, crier à l'assassin...oui, mais les gaillards ne se laisseraient pas faire par une pauvre troublionne!
Alors je décide d'attendre qu'il sortent du pré tout simplement et de leur demander ce qu'ils faisaient.
"-bonjour messieurs...scusez-moi, vous l'emmenez où                                                         ce cheval?"
Ah!! ???Pourquoi??Vous connaissez le proprio?
...non, pourquoi? Vous non plus??
...ben non, c'est ça le problème! C’est que cette bête est là depuis trois mois, sans soins, pratiquement plus de bonne herbe à manger dans ce petit carré de pré! On ne peut pas le laisser comme ça!
Alors avec les copains on l'emmène dans un autre pré, chez nous, le maire nous a demandé de le prendre pendant l'enquête de gendarmerie.
...Mince alors, quand je pense que j'étais prête à vous agresser!!!
Je vous accompagne si ça ne vous ennuie pas, il me connait un peu, comme ça il sera moins inquiet!...et moi aussi!!
-allons-y! Allez viens donc....viens...

Et voilà, je fais un bout de route avec cheval...moi qui ne voulais pas m'attacher!!!

 

Corinne (ocepaco)

En passant prés de cette pâture le père François vit que le cheval gisait sur l'heure
Il paraissait ne plus bouger et comme il était âgé tout le monde pensait que c'était pour lui  la fin.
Comme la corde paraissait trop courte le père François et ses gaillards partirent à la ferme pour en chercher une plus grande
Je profite de leur absence, enjambe la barrière et cours très vite près de mon ami
Je lui murmuré des mots doux à son oreille, je lui disait de ne pas me laisser tomber que j'avais besoin de lui, que mes petites visites journalières égayaient mes journées alors il ouvrit ses grands yeux, chercha dans ma main le petit bout de pain que je lui donnais quotidiennement, difficilement il se redressa puis se retrouva debout sur ses jambes tremblantes Je le caressais doucement puis nous nous dirigeons vers la barrière puis ensemble nous partirent loin très loin. Je lui avais promis d'être toujours attentive affectueuse avec lui, le moment fût venu pour moi de lui montrer tout l'amour que je lui portait. Depuis ce jour, il est toujours avec moi, il passe une retraite douce et paisible.

 

Alain (Ma Bretagne, ma région, ma ville)

"Toi, ma belle bourrique qui a travaillé toute ta vie, il va falloir que me sépares de toi maintenant que tu ne tiens plus debout, disait tristement le père François en la chargeant dans la bétaillère pour la conduire à l'abattoir !"

 

Juliette (Au fil de ma vie)

Je m'approchai tout de même et demandai au père François ce qui se passait....

- Ah, pauvre, je n'y peux rien...ma ferme va être vendue aux enchères, je dois aller dans une maison de retraite et ne peux donc garder Ulysse....Ces messieurs viennent pour l'emmener à l'abattoir........

- Père François, n'y a t-il donc aucune autre solution ?
- Non ! Mais, pourquoi ce cheval vous intéresse t-il ?
- Tous les jours, en passant, je lui donnais un quignon de pain, je l'aimais bien.
- Oui, c'était un brave cheval dit le père François, en séchant discrètement une larme et en soupirant..Nous sommes tous les deux, arrivés à la fin de notre vie....

Je les regardai emmener Ulysse, qui, me reconnaissant, se mit à hennir.....
J'avais les larmes aux yeux, me demandant si je ne pouvais vraiment pas empêcher cette abomination...

Ah, si je l'avais su plus tôt, j'aurais fait comme Fernandel et aurais emmené Ulysse vivre paisiblement en Camargue....Mais, la vie n'est pas un film, hélas.....On achève aussi les chevaux....

 

 

Lili (Chez Liliflore)

Mais que font ces hommes, ils sont grands et costaux, et pourquoi le père François est présent, que de questions me trottent dans la tête devant cette vison qui me fait peur.
Père François que lui faite vous à  ce cheval, il est devenu mon ami.
Puisque que tu l'aimes je vais te dire que ce cheval m'a été donné pour passer une retraite heureuse dans ce champ et maintenant je suis trop vieux pour m'en occuper, alors j'ai fait appel à  l'association des équidés retraités pour le prendre en charge et il part dans une maison de retraite ou il retrouvera des copains, pour finir sa vie au milieu des siens. 
Ton quignon de pain lui manquera, mais tu peux toujours aller le voir dans son nouvel environnement, c'est le village voisin, ce n’est pas loin pour une marcheuse comme toi. 
Les larmes aux yeux, je l'ai vu partir vers son nouvel horizon en me promettant d'aller lui porter son quignon de pain.
Depuis régulièrement, je passe par le village voisin ou j'ai la joie de revoir cheval qui dès qu'il m'aperçoit accoure pour cette simple friandise et le bonheur de le caresser  calme mes angoisses, Au milieu de ses congénères il a l'air heureux avec une nouvelle jeunesse pour galoper libre et sans entrave de l'âge
Sois heureux mon ami cheval à qui je suis en fin de compte très attachée.

Andrée (C’est beau la vie)

"Allez les gars, faut y aller, la Gum, elle ne nous a pas payé pour rien !!!" 
"D'ailleurs bonne comme elle est, moi je ne prendrai que mes frais d'essence..."
"Allez le cheval, n'aie crainte, approche-toi... que nous t'expliquions : Gum sait que tu vieillis et qu'ici tu ne feras pas de vieux os... alors elle nous a envoyé te chercher pour t'emmener dans un grand parc pour les chevaux âgés ou malades"
Et le cheval, on dirait, qu'il avait tout compris, baissa la tête et s'avança vers les gaillards...
Après tout, voir de nouveaux potes, lui semblait une bonne solution. Juste un petit regard vers moi et déjà il partait.

 

Miriel (Chez Miriel)

Ou même tien, pourquoi pas, c'est le père François, qui dans son jeune temps chevauchait ce cheval dans le désert. Il l'avait laissé partir, mais le cheval s'était attaché à lui, et l'avait suivi, dans sa ferme, où le père François, en vieillissant, n'eut plus le temps de s'occuper de lui.
Puis, vers la fin de sa vie, le père François appelle des amis pour l'aider, à ramener cheval dans le désert, où les deux finiront ensemble, et libres, le temps qu'il leur reste à faire sur cette terre....."

 

Laurence (la terre les vieux et moi)

J'ai attendu que le père François soit seul pour aller lui demander ce qui se passer.
"Je ne peux plus garder le cheval, je dois vendre mon champ, alors je le donne à celui qui s'en occupera le mieux, car je ne peux pas imaginer l'emmener à l'abattoir.
"et vous le vendez combien votre champ? "
"1500 euros"
"Et bien moi je vous propose 2000 euros si vous acceptez de garder le champ et le cheval."
Vous êtes un ange tombé du ciel.... Tape la... on va signer tout de suite les papiers et boire un coup à la santé de Cheval.

 

Sylau85 (Accord et Potes)

Mais, il y avait de quoi ! Il n'y avait jamais autant de monde autour de Cheval. Faut dire que pour arriver dans ce petit coin perdu, il fallait passer par un village que seuls les habitués connaissaient.
Je savais que Le père François venait chaque jour discuter avec son vieil étalon. Parfois, même, il venait accompagné de la petite fille de ses nouveaux voisins...
En m'approchant, je compris que Cheval fut un étalon renommé en son temps.  J'avais devant moi le fameux "Diato du Jardin" qui avait couru le Grand prix d'Amérique en 1997...
Mais dans le monde des courses hippiques, il n'y a pas de place pour les convalescents longue durée. Diato du jardin s'était abimé gravement le genou avant gauche, il y a 8 ans de ça. Il était désormais destiné à la Boucherie...
Il avait fallu que le beau-frère du Père François lui raconte cette histoire qu'il venait d'apprendre par le fils de son patron pour que le Père François voit sa vie bouleversée et celle de Cheval avec.
Avoir un cheval était le rêve de toute sa vie. Il savait que l'on pouvait sauver des chevaux in extrémis en proposant de les acquérir. Ce qu'il fit...
Personne dans le monde du cheval ne sut vraiment où se reposait Cheval.
Mais aujourd'hui, je ne sais pas trop comment, ces gars ont su que "Diato du Jardin" était le fameux "Bourrique au  Père François". Ils sont venus demander si le vieil étalon serait encore en mesure de reproduire.
"Ben dam' pour sûr ! " Qu’il a dit le Père François.
C'était donc ça... rien de grave, bien au contraire. 
Cheval allait donc faire des petits ici ou là. Ils parlèrent surtout de le croiser avec des  ânesses et de lancer des courses de Bardots.
Du jamais vu !
Et pas question de le sortir d'ici. Ce seraient les ânesses qui viendraient à lui.
La corde n'était que pour faire un licol pour contenir D du J devant ces inconnus.
Je sortis mon quignon de pain et l'offrait à... Diato du Jardin. Avec un si joli nom, je ne pouvais plus l'appeler simplement Cheval; et puis, je savais maintenant que j'étais déjà très attaché à lui.

Je repartis au pas de course et me promis de prévoir plusieurs morceaux de pain au cas où... il serait... bien accompagné !

 

Michelotte (le blog de Michelotte)

Que vois-je de loin  des personnage qui s'affolent autour de mon ami Cheval, je n'arrive pas à m'approcher pour voir ce qui lui est arrivé ..Je m'imagine plein d'histoires qui s'affole dans ma tête mais pourquoi tant de monde est-il  MORT ?   est-il  malade? vont-ils le vendre a l'abattoir ?...alors je m'approche de ces gens et leurs demande gentiment que lui est-il arrivé à mon ami Cheval !

-Mais rien demoiselle on vient juste le ferrer car il perdait ce fer et aurait pu se blesser, c’est tout approchez-vous comme ca en vous voyant il se tiendra plus tranquille...donc je m'approche de Cheval et en me reconnaissant il pousse un hennissement  de bonheur et de PAIX?..

 

Marie (La face cachée de la nature)

il s'appelait Stewball, 
c'était un cheval blanc, 
il était mon idole, 
et moi j'avais 10 ans...

 

Les cybermamies (le blog des cybermamies)

On peut imaginer que le père François ne veut pas se séparer de son cheval qu'il aime trop et comme il est à retraite et qu'il va habiter dans une maison de retraite comme la nôtre avec une école à côté qui a un grand jardin, les enfants vont récupérer le cheval et le père François pourra faire faire des promenades à ces bambins avec son cher cheval, si gentil.   
          
          

 

Bastet (l’arbre à chats)

Père François : Sacré bon sang de bon soir !!! Voilà que M. Cheval a des goûts de luxe !!! 
Cheval : Pas la peine d'ameuter tout le village ni de le faire se déplacer, ni de m'attacher ! Je ne mangerai plus ton satané avoine !
Père François : Quel bourrique est-ce là, qui t'a mis des idées pareils dans ta caboche de crin !!!!!
Cheval : J'ai envie d'une baguette fraîche, j'ai goûté le pain dur mais je veux goûter du pain frais, exaucez mon vœu et vous serez récompensé !
(Cheval n'était pas qu'une bourrique, c'était un être féérique qui avait pris l'apparence d'un cheval).

Au mot récompense, l'oreille de Père François pareil à celle de Cheval parfois, il s'exclama alors
Père François : Qu'on aille chercher du pain au moulin pour cette bête !
Plus tard, un homme revint avec le pain qui fût donné à Cheval. Cheval dévora le pain mais après avoir fini, il dit :
Père François tu as certes exaucé mon vœu mais tu as été méprisant à mon égard et tu n'as accédé à ma demande que pour obtenir la récompense !

En prononçant ses mots, Cheval se transforma et apparût sous son vrai visage, c'était un magnifique vieillard à la barbe longue et blanche, dont les yeux brillants vous transperçaient pour mieux vous sonder !

Il intima le Père François a être plus respectueux des créatures et de la nature qui lui permettait de vivre. Depuis ce jour, Père François recueille tous les chevaux qui doivent finir à l'abattoir et les laissent vivre en paix dans son pré sous l'œil bienveillant de Cheval qui a repris sa forme animal.

 

 

Xoumette (couleurs ailleurs)

" Pourquoi tant de gens ? 
Comme un coup de poignard, une pensée folle me transperçà. Je regardais tour à tour Cheval, le père François et sa corde, et ces hommes bien excités.
" Que lui voulez-vous?" hurlai-je d'une voix tremblante. Cheval m'était devenu très cher et je ne pouvais supporter cette image morbide dans ma tête. Le silence se fit alors et tout le monde me fixa, hébétés, se demandant qui était ce fou. Même Cheval ne bougeait plus en me voyant.

Profitant de cet instant, le père François passa sa corde autour du cou du noble animal. Et Cheval se laissait faire comme s'il acceptait enfin son sort, après m'avoir vu, après m'avoir attendu...
" Il est vieux, vous savez ..." me répondit le père François d'une voix étranglée, au bord des larmes...
Oui, il était vieux "mon" cheval...peut-être...mais il était pour moi une belle et fraîche présence, mon rendez-vous du soir...".
Bien triste fin...

  

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MA FIN

A présent l’homme essayait de lui passer le licol autour du cou. Je compris pour la première fois pourquoi on l’avait surnommé la bourrique.

Il ruait dans tous les sens comme un fou en hennissant.

Tout le monde s’était écarté.

       Je voyais des regards, des haussements d’épaules et pour finir il ne resta plus dans le champ que le père François , cheval et moi-même.

Je m’approchai de l’homme déconfit. Il me regarda d’un air las..

-Rien à faire avec cette bourrique… rien à faire... même pas bon pour les maquignons...

-Vous vouliez le vendre au boucher demandais-je effaré ?

Il baissa la tête :

- Moyen de faire autrement mon p’tit gars… j’pars en maison de retraite qu’elle a dit ma fille alors ce cheval… tu penses… à son âge… qu’est-ce que tu veux que j’en fasse d’autre ?

Je ne pris même pas le temps de réfléchir :

-Combien ils vous en donnaient les maquignons.. si je peux, je vous le prends au même prix… et je lui donne sa retraite à ce cheval.. d’accord ?

Le vieux leva vers moi des yeux humides et secoua la tête :

-ça mon gars, c’est pour rien que tu le prends si tu le veux ce cheval…

Le licol pendait encore à son cou. « Cheval » semblait écouter. Il s’était rapproché de nous… Je tendis la main et sans hésiter attrapais le morceau de corde.  

« Blanco » murmurai-je en m’éloignant avec lui… Désormais, tu t’appelleras Blanco....


Encore Merci à vous tous et toutes pour votre fidélité et votre participation active à cette rubrique qui sans vous n'aurait aucun intérêt.
Lundi prochain "la tasse de thé"

Par Katara
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